Plus de quotas, mais plus de rats.

Cliquez pour agrandir. Frapper juste n'est pas réservé aux agences d'enfumage... pompeusement baptisées "boites de com."

Les envahisseurs toujours là

 

Humour "rat-vageur" ?

Un collectif qui ne ménage pas sa peine pour mobiliser population, pouvoirs publics et élus sur cette invasion dont les stigmates sont bien visibles dans les pâturages cours et jardins du Cézallier.

Entre la communication "rassurante" du sous-préfet et les interventions "hésitantes" du président de la com/com, les choses avancent ... lentement.

Alors pour maintenir la pression sans se départir d'une bel-inventivité, une nouvelle signalétique a été mise en place à l'approche de la zone sinistrée.

Ça vaut bien un "ratdar" factice non ?

A.B.

 

Le Préfet, la FDSEA, les élus et les écolos commencent sérieusement à le chatouiller : Servans Baptiste prend la plume…

« Lors des élections à la Chambre d’agriculture en de 2007, notre syndicat SMSA attirait l’attention de tous sur l’importance du dossier « Rats taupiers » et en avait appelé aux pouvoirs publics de prendre ce sujet très au sérieux et de s’en occuper ! Il y avait déjà, à l’époque, urgence ! La santé des animaux était en jeu mais également la santé publique puisque les rats colonisaient les sources.

Résultat : 78 % des électeurs nous ont ignorés, beaucoup se sont moqués de nous ! 8 ans plus tard, c’est un véritable désastre dans certaines régions.

Le SMSACR15 a demandé un rendez-vous au Préfet en juillet dernier afin qu’il vienne constater sur le terrain. En l’occurrence nous l’avions convié à venir sur la commune de Landeyrat*. À Ce jour, nous n’avons aucune réponse ! Mais nous savons, tous, qui gouverne dans le Cantal ! Ce n’est ni le Préfet, ni les élus politiques mais bien le président de la FDSEA qui est surement trop occupé à faire classer le Cantal en calamité sècheresse plutôt que de s’occuper des rats taupiers.Comme cela avait été le cas en 2011 et 2003 et nous l’avions déjà dénoncé, la sècheresse doit rapporter plus à son syndicat et à ses petits copains. La sècheresse, c’est du pain béni pour faire rentrer des finances dans les caisses syndicales ! Les rats taupiers c’est trop compliqué et ça ne rapporte rien.

Les responsables du SMSACR15 se posent la question, mais où sont les écolos ? N’y-a-t-il pas danger pour la population ? Ce dossier n’est-il pas plus important pour la santé publique que les zones vulnérables ? Ou la FCO ? Ont-ils compris quelque chose de la nature ces gaulois ? »

Servans Baptiste

*Précision apportée au texte de Baptiste : pour être au top de l’actualité, prononcer "lande des rats".

 

Points de vue de la Confédération paysanne.

La Conf opposée à la FNSEA, c'est certain,

opposée aux socialos, c'est plus compliqué.

La Conférération paysanne s'oppose depuis des lustres à la FNSEA mais elle ne parvient pas à la renverser : la tradition conservatrice du monde rural freine les adhésions à un syndicat qui, au moins jusqu'aux dernières présidentielles, était proche des socialistes. Aujourd'hui, le gouvernement et la FNSEA marchent main dans la main : la Conf se sent ainsi plus libre d'affirmer ses positions. Il nous a semblé intéressant de vous proposer, ci dessous, le dernier édito de "la lettre des paysans du Cantal" qui pourrait être partagé par nombre de cantalous...

Info supplémentaire : la Conf organise une fête de soutien le vendredi 6 novembre à l'espace Hélitas à Aurillac à partir de 17 heures.

Description

10 juillet 2015

Les YAKA-FAUCONS de retour.

Les quotas laitiers ? Une brimade de 30 ans,

vive la liberté de produire plus !

On connait la chanson, fruit d’une étroite collaboration entre la Commission européenne, l’État Populaire, Socialiste, Radical et Républicain, la FNSEA et ses petits. Moins de trois mois après l’euphorie de la fin des quotas, c’est la cata. Avec la Confédération Paysanne, toute en nuances, le SMSACR15 et son combattant Baptiste Servan qui ne prend pas des gants pour envoyer leurs quatre vérités à la figure de ceux qui nous conduisent droit dans le mur, nous l’avons maintes fois répété sur ce blog et dans les pages de Testu. Industrialiser la production laitière chez nous pour jouer sur les marchés mondiaux et faire concurrence à l’Inde, aux USA, à la Chine ou aux allemands est une ânerie absolue qui va accélérer la disparition de milliers d’éleveurs… alors qu’il serait plus utile de s’interroger sur la meilleure façon de valoriser du lait de qualité, produit à bas cout, comme pour le Comté par exemple.

Face à l’effondrement des cours du lait en France, en voie d’alignement sur les cours mondiaux, les YAKA-FAUCONS de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs sont de retour : chantage à l’action violente si les conséquences d’une situation qu’ils ont voulue ne sont pas compensées par les « pouvoirs publics ».

À cor et à cri, les dirigeants agricolo-républicains, les « YAKAS », réclament la fin des contraintes, la liberté de produire plus. Dès qu’ils obtiennent  cette liberté… ils pleurnichent pour obtenir une régulation publique, « FAUT QU’ON » nous aide. Pompiers pyromanes qui réclament le beurre et l’argent du beurre qu’ils ont fait brûler dans la « padela »… Plus contradictoire et assisté, tu meurs : il en dit quoi le cancérologue de l’assistanat, Laurent Wauquiez ?

À la tête des manifestants, pour l’instant pacifiques, Michel Lacoste, vice-président de la Fédération Nationale des Producteurs de Lait, ex-président du Comité Interprofessionnel des Fromages dans le Cantal, figure emblématique d’un GAEC de 200 hectares, 470 000 litres de lait, troupeau allaitant, dans le petit peloton de ceux qui ont perçu plus de 110 000 € de primes annuelles en moyenne sur 2011, 2012 et 2013, champ de panneaux solaires, ancien exploitant  du distributeur subventionné de lait de Leclerc, associé à la gestion de l’entreprise DECHIQ’BOIS, elle aussi remarquablement subventionnée… Toutes proportions gardées, ce « businessman » de l’agriculture cantalienne nous fait penser à l’Émir du Loiret, président de la FNSEA, céréalier spécialiste international des agro-carburants et, prétendument, défenseur des petits éleveurs.

Devoirs de vacances

Marche à suivre si  vous voulez en savoir plus  sur les primes perçues par les structures agricoles (GAEC, CUMA…). Allez sur Google et :

Tapez : « telepac liste bénéficiaires ».

Ouvrez : « publication des bénéficiaires d’aides PAC-Telepac ».

En bas de page choisissez l’année (2012 ou 2013). Ouvrez la page, mode d’emploi pour faire une recherche

1 tapez un astérisque à la place du nom de la structure recherchée.

2 tapez le nom de la commune.

3 tapez le code postal (de nombreux sites ou l’annuaire sont utiles).

4 cochez  le montant total.

5 cliquez sur « rechercher ».

Apparait le montant total des primes versées aux structures (GAEC, CUMA…) présentes sur la commune.

En allant sur le site « buvette des alpes » possibilité d’accéder aux primes 2011 dans les mêmes conditions.

Marche à suivre pour savoir de quoi l'on parle... cliquez pour agrandir.

Pour vous mettre l'eau à la bouche.

Quelques exemples surprenants d'aides européennes et nationales à des structures dans le cadre de la PAC, Politique Agricole Commune. 

Perçus en 2011

Collège des portes du midi de Maurs : 353,65 €

Commune de Marcoles : 749,11 €

Association parents d'élèves de Maurs : 216, 44 €

Collège de Riom es Montagnes : 117,11 €

Commune de Chalinargues : 61 537,57 €

Collège Louis Pasteur Chaudes Aigues : 253,37 €

Association Cantal musique et danse : 5 703,63 €

Collège Jules Ferry Aurillac : 1 884,80 €

Conseil général du Cantal : 161 688,17 €

CABA : 59 699,44 €

ADEPA Aurillac : 93 101,71 €

Perçus en 2013.

Syndicat mixte Super Lioran : 31 711,40 €

Collège Vic sur Cère : 780,29 €

Commune de Vic sur Cère : 154 425,30 €

11 juin 2015

Agriculture, qui dit vrai ?

La machinerie agricole passe au vert : le responsable d’une des plus grosses entreprises de machines agricoles est optimiste pour 2015… puisque les agriculteurs ne se plaignent pas trop. (Info parue dans la Montagne du 4 juin).

Le Préfet est content, la nouvelle PAC est plus favorable à l’élevage cantalien.

Des éleveurs envisagent le blocage permanent des abattoirs pour dénoncer la baisse des cours de la viande.

Des producteurs de lait, et les distributeurs, en sont à se demander comment sauver leur filière mise en danger depuis la fin des quotas et le plongeon des cours : baisse de 18% au 2ème trimestre 2015 par rapport à 2014.

Le SMSACR15, bien seul pour lancer un cri d’alarme au début du printemps, aurait-il eu, une fois de plus, raison trop tôt face au démantèlement des quotas voulu par l’Europe, la FNSEA, le gouvernement et l’UMPSAgricole cantalienne?

Y aurait-il quelques agriculteurs heureux pendant que les autres tirent la langue ?

12 avril 2015

(de notre envoyé spécial dans le Sud Cantal)

Que sont nos intelligents de

l'Agriculture devenus ?

Ci dessous, exhumé de nos archives, un article du FIGARO vieux de 31 ans dans lequel est annoncée l'arrivée  de Michel TEYSSEDOU à la tête du C.N.J.A., l'organisation rurale chrétienne.  L'énoncé du nom de ses frères de sang (au sein du monde des affûtés du modèle agricole), nous fait mesurer combien à ceux-là mêmes était prédit un avenir fécond. Mais ils se sont au fil des ans égarés puis épanouis dans le grand mouvement de la  coopération – des plus juteux pour ceux qui y ont conduit des carrières personnelles ( Luc GUYAU, René CARRON- président de C.A. S.A. et quelques autres ). L'avenir est toujours pavé de bonnes intentions … N'empêche que reste à écrire ce morceau de l'histoire de notre paysannerie qui mériterait bien un bon coup de projecteur, ne serait-ce pour expliquer et comprendre ce qui a déterminé ceux qui dirigent encore, via le syndicat dit majoritaire : F.N.S.E.A. les campagnes d' aujourd'hui.

L'affaire dite de la fin des quotas, permet de mesurer combien les dérives connues, imposées par la technostructure européenne qui sait naturellement tout sur tout, ont trouvé justifications et bénédictions en somme, chez tous les apprentis sorciers devenus, au fil des ans, les meilleurs fossoyeurs de la classe paysanne de notre pays. Jamais le doute ne les effleure et c'est pourquoi sans doute, finalement, bien installé dans l'idéologie 100 % marchande, dirige la FNSEA d'une main ferme l'affairiste ami de Nicolas SARKOZY, Xavier BEULIN, agrobusiness man notoire, notamment patron de Sofiproteol – le                carburant vert si peu écologique, qui coûte si cher.

A propos de la suppression des quotas, ce 1er avril, celui qui signe ANIADIX, nous faisait parvenir le message suivant : «  Devinez qui pleure les quotas laitiers ? Les casseurs qui n'en voulaient pas … ». Ce n'est pas aussi simple. Ceux que l'on a privé, il y a environ 30 ans, du droit de vendre leurs productions à un prix incluant prix de revient et bénéfice, ont été projetés dans   un système qui ne pouvait tenir que par le seul fait des aides versées. Ces aides sont entrées alors comme composantes imposées dans les prix des productions agricoles. Les leur retirer du jour au lendemain ne saurait constituer seul un élément de réforme ni même être l'amorce de quelque mouvement novateur.

Comme tous les autres travailleurs, nos Paysans n'ont pas à supporter les caprices des structurateurs  bruxellois par ailleurs excellemment payés, retraités, etc … qui ont réellement le pouvoir de décider de tout sans que les gouvernements de l'Union trouvent à y redire. Ces gens-là dont la représentativité est plus qu'incertaine, ils sont les prochains que le flot déchaîné du bon peuple devra nécessairement emporter si l'objectif commun des vrais européens est et demeure de sauver, pour les y faire vivre pleinement, les nations du continent.

Fin des quotas de production ?

On peut lire dans la presse, ces jours-ci, toutes sortes d'enquêtes, de points de vue qui nous en apprennent  long sur le grand chambardement en cours. A l'instar du député européen TARABELLA, nous pensons que c'est « une aberration d'arrêter un système sans même avoir mis en place son alternative. » 

Les enjeux étant ce qu'ils sont, Baptiste SERVANS, le Président du SMSACR15, syndicat indépendant s'il en est, nous adresse le message suivant :

Pour en revenir à nos moutons...

Notre devoir est de dire, encore et encore, quels sont les enjeux que vont précipiter les actuels changements visant la production et la commercialisation du lait. Citoyens et consommateurs peuvent comprendre et doivent connaître les données du problème.

Le challenge qu'on nous propose, c'est de produire au même prix ( ce qui est moins que certain vu la référence constante aux tarifs pratiqués par les usines à lait du nord de l'europe ), sans aides, des quantités dont le nombre, réglé tout d'abord sur les anciens quotas ( droits à produire ) mais qui pourront, au gré des vents ( contractualisation ), être modifiés par les transformateurs ( laiteries ) selon leurs besoins propres. C'est dire que bon nombre de producteurs envisagent dès à présent de négocier avec « leur » laiterie le droit d'augmenter leur production. Donc d'investir dans de nouveaux matériels pour lesquels ils devront invariablement s'endetter. Au bout du chemin, c'est prévisible, le risque grand de surproduction avec tous les écueils qui caractérisent ce genre de situation.

Ceci posé, il est facilement prévisible que se trouveront rapidement exclus du système ceux qui, pour ne produire pas assez ou se trouver trop éloignés des centres de transformation n'intéresseront plus les transformateurs, consacrés dorénavant nouveaux régulateurs du marché. La situation de bon nombre de ceux qui auront investi risquera fort de devenir infernale.

Nous étions 430 000 producteurs de lait en 1984 ; autour de 70 000, aujourd'hui. La population agricole va pouvoir continuer de décroître. Quant       aux prix, sachant qu'ils vont devoir encore baisser pour se rapprocher toujours plus du fameux prix mondial, comment vivre (survivre) en vendant autour de 280 € la tonne de lait quand celle-ci, dans nos exploitations familiales, nous revient facilement aux alentours de 450 € ?

Le politique se lave les mains en confiant le bébé à la faune privilégiée qui constitue l'administration européenne. Aucune solution viable et véritable en vue. Amen.

PS. Dans notre région de petite montagne, la solution la plus sage est très certainement de nous regrouper, de fédérer nos moyens pour concevoir la fabrication et la commercialisation de produits fromagers. C'est le chemin déjà choisi par plusieurs groupements. Nous permettra-t-il de résister ?

                                                                                                                    B.S.

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Commentaires

27.06 | 20:25

la

Montagne est un relais fidèle de la com wauquiez écoeurant!
autre chose : un scandale le site du col de serre (aux frais du contribable)fermé

...
17.06 | 10:47

Et puis faut voir la suite, le 12 juin quand une page pleine de chiffres compare la région à l'état. Elus ! osez analyser ce foutage de gueule et protestez SVP

...
17.06 | 08:00

La vie continue encore et encore ......comme dit la chanson !!!

...
01.06 | 12:40

ET ENCORE, LE CANTAL EST TRES LOIN D ARRIVER A LA CHEVILLE DE LA HAUTE GATONNE JE VOUS LE GARANTIE !!!! NI A L EPOQUE NI AUJOURD HUI !@@

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