Sénatoriales, vendanges tardives.

Réaction au 13 septembre 2015

Sénatoriale du 6 septembre

Pour qui connaît un peu le Cantal  et quelques uns de ses habitants, pour qui s'intéresse un peu à la vie politique ou simplement civique  du département, une élection sénatoriale est un cadeau.

Ce jour-là, ils sont tous là, tous les grands élus devenus électeurs ; ils sont  venus de partout. C'est l'occasion de rencontrer ceux chez qui on ne va pas souvent  voire jamais : de Massiac à Maurs,  de La Roquebrou à Allanche, de St Constant à Clavières, de Brezons à St Vincent, de Jabrun à Chanterelle…  Jeunes, moins jeunes, hommes ou femmes -en minorité mais de plus en plus nombreuses-, toutes et tous "habillés du dimanche" comme disait ma grand'mère, ils sont là, heureux de se retrouver et de parler de leurs soucis et de leurs réussites d'élus.

Il y a aussi les candidats et leurs supporters, plus ou moins affichés ou pas affichés du tout.

Résultats du premier tour, résultats du second tour : l'observation  de la mine des vainqueurs et des vaincus -candidats ou partisans-, la façon dont ils savourent la victoire ou digèrent la défaite en dit plus long  que n'importe quel discours sur leur personnalité ! 

Il y a aussi, et peut être surtout, l'entre deux tours. 

Le point fort de celui du 6 septembre était de savoir si le candidat socialiste,  Gérard Salat, se maintiendrait ou non au second tour. 

Il ne s'est pas maintenu ; cela a déchaîné la fureur de la droite dure-UMP néo républicains-, cela a divisé le parti socialiste.

Pour la droite, on comprend sa colère, sa seule chance étant une triangulaire mais  ses arguments sont parfois risibles : "le PS a choisi son candidat tonne indigné le président du Conseil départemental". Oui, et alors, où est le scandale ? Il n'y en a pas !

Mais ce qui constitue un  scandale,  c'est la contrepartie qu'offrait ledit président à Gérard Salat pour l'inciter à se maintenir : ne présenter personne contre lui sur St Flour sud en cas d'invalidation. Le  scandale est civique, c'est  faire bon marché des électeurs de droite de ce territoire en les  privant  d'un candidat de droite !

Pour le parti socialiste, on ne comprend pas bien ; Gérard Salat avait fait son devoir : il avait été candidat au premier tour comme il l'avait été l'an dernier ;  il avait  obtenu un bon résultat. Il avait porté victorieusement le drapeau du parti socialiste à trois reprises en milieu périlleux -St Flour sud- pendant que beaucoup d'apparatchiks du parti, en des milieux moins hostiles, restaient aux abris. Qui du parti socialiste peut lui reprocher quelque chose ?

 A notre avis, d'ailleurs,  Gérard Salat avait cinq bonnes raisons de ne pas être candidat au second tour. 

La première de ces raisons, c'est,  la chose est assurée, qu'il aurait obtenu moins de voix qu'au premier tour ! Cela n'est jamais bon pour le moral d'un candidat, cela  aurait été désastreux  pour l'image du parti socialiste.

J'entends encore cet électeur de la châtaigneraie  dire à la cantonade : "Ce matin j'ai voté Salat mais s'il se maintient je ne voterai pas pour lui cet après midi ; je préfère avoir comme sénateur l'arriviste Delcros, on sait ce qu'il a fait,  plutôt que le béni-oui-oui UMP Faure !"

Et cet autre de la vallée de la Santoire :"j'ai voté Salat ce matin mais cet après midi, pour plus de sûreté, je voterai Delcros ;  faudrait quand même pas que tout soit à Aurillac et rien de notre côté !" 

La deuxième raison est politique.

Il fallait confirmer la défaite de "l'UMP-néo républicains" qui, depuis les dernières élections départementales, a fait main basse sur le département, verrouillant tous les postes importants passant  son temps à dénigrer le gouvernement de façon totalement négative. 

Il fallait ramener sur terre un  président  capable de tous les abus comme lorsqu'il  organisa en 2013  une prétendue session du Conseil général dans l'atrium de l'hôtel du département, atrium abondamment garni par les salariés dudit conseil en service commandé et par la FNESA foulard au cou ; prétendue session transformée en meeting anti gouvernemental.

Il fallait garantir la défaite des passéistes recroquevillés,  incapables de regarder et  d'affronter l'avenir. 

La troisième raison, c'est aussi  l'intérêt du Cantal. 

Toute couleur politique mise à part, l'intérêt du Cantal était d'élire  un laboureur de terrain, travailleur, réalisateur, novateur, inventif, un  candidat au bilan encourageant, porteur d'avenir  et non un candidat aux ordres de l'UMP dont le seul mérite est de se revendiquer publiquement de droite.

Depuis que le suffrage universel à deux tours existe, la pratique a rarement  démenti la règle "au premier tour on choisit, au deuxième tour on élimine" ! 

La quatrième raison est élémentaire et géographique. 

La réforme administrative touchant aux régions a été improvisée ; elle souffre d'un vice rédhibitoire : elle ne touche pas à la structure des départements. Or, on sait bien que le Cantal est le fruit d'un ratage au départ et que ce département n'a jamais réellement existé ce qui explique, entre autre,   que la route Massiac- Maurs n'ait jamais été réalisée  et qu'un désenclavement  "en montant" n'a pas de sens !

Comparez la "civilisation" de Montgreleix à celle de St Constant. Elles sont toutes les deux brillantes mais très différentes !

Il y a bel et bien un Cantalouest  et un Cantalest ; le Cantalouest avait son sénateur,  le Cantalest devait avoir le sien,  il y allait de l'intérêt de ses vaillantes populations laborieuses. 

La cinquième raison découle  d'un raisonnement que d'aucuns jugeront spécieux  et ils n'auront peut être pas tort.

On sait que depuis des années Delcros et Descoeur ne regardent pas dans la même direction ; ils se tournent même le dos, l'un regarde l'avenir, l'autre, conservateur, est tourné vers le passé.

Il était dans la nature des choses qu'un jour ou l'autre,  pour la présidence du département ils s'affrontent, plus ou moins ouvertement.

Avec le nouveau système électoral, Delcros, après avoir fait une estimation raisonnable du nombre des élus de gauche, constatant  la proportion  importante de nouvelles ou nouveaux candidats non inféodés à l'UMP avait fait ses comptes ;  il avait  jugé que c'était  le moment d'y aller, il était sorti du bois.

Hélas, la gauche a laissé  six sièges que  l'UMP n'aurait jamais dû avoir.

C'est la défaillance du parti socialiste qui a empêché Delcros de devenir président du département. Le parti socialiste ne lui devait-il pas une sorte de  dédommagement ? 

Il faudrait  dix pages pour parler du microcosme politique cantalien et de la récente élection sénatoriale. Mais, celle-ci,  au-delà des quelques considérations  ci-dessus, pose un problème  important de politique générale et constitue une redoutable interrogation pour les grands partis,  parti socialiste et UMP "nèo républicains" : un homme seul a pu, par son action et ses réalisations, conquérir un siège de sénateur sans être porté par un parti politique ! 

Enfin, me récitant comme je le fais parfois quelques vers de Cyrano de Bergerac, je suis tombé  sur la scène 8 de l'acte II :

"et que faudrait-il faire ?

chercher un protecteur puissant, prendre un patron,

 et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc

 et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce

Grimper par ruse au lieu de s'élever par force ?"

Je me suis dit que nos deux sénateurs du Cantal  avaient répondu  à cette question de façon diamétralement opposée ; l'un a dit :  "Non, merci ! et  l'autre "Oui, bien sûr !" 

                                                                                                       P A

Delcros et Mézard feront la paire.

La PPS est en place.

La Pire Paire de Sénateurs de France représentera le Cantal à la Chambre Haute. Bernard Delcros, renvoyé à ses chères études après les départementales pour magouilles ou tentatives de magouilles  contre son camp, est élu sénateur.

Dans cette histoire, la gauche a perdu le peu de crédibilité qui lui restait. Salat (PS) et Roume (PC), respectivement 108 et 16 voix au 1er tour, se sont retirés pour garantir la victoire de Delcros au 2ème tour.  

Représentation communauté de communes de Murat ; droit du travail à la communauté de communes de Murat ; respect des attributions respectives des collectivités territoriales et de Logisens… Tous les initiés connaissent la capacité d’interprétation des règles démocratiques de Delcros. Comment des élus, parait-il au service des plus humbles, défenseurs de la République, se sont-ils laissés aller à voter Delcros ? Il est clair que les élus de la CABA radicale et socialiste ont massivement voté pour le frère jumeau de Mézard en matière de magouilles. Ils devront rendre compte de cette faute… dès les régionales de cet automne ?

Sénatoriales le 6 septembre

La Pire Paire de Sénateurs (PPS) ?

Dimanche 6 septembre le Cantal sera-t-il représenté à la Haute Assemblée par la PPS de France ?

Vous connaissez le Président Sénateur ex Empereur de Théâtre de rue, récupérateur d’une manifestation qu’il haïssait, champion du monologue, de l’endormissement du peuple par les loisirs, du non traitement des ordures ménagères, ardent défenseur du cumul...

Gérard Salat aurait très certainement les capacités pour accompagner Jacques Mézard au Sénat : étiqueté socialiste, il n’a aucune chance de l’emporter en ces temps où la Droite se décomplexe et se croit tout permis au point de partir en ordre dispersé.

Deux candidats, tous deux vice-présidents du Conseil départemental officiellement uni, ont les faveurs des « grands électeurs ». 

Bruno Faure, adulé par les républicains populaires, Alain Marleix et Vincent Descoeur en tête, représente la ruralité dans ce qu’elle a de plus traditionnel. Il serait un porte-drapeau idéal pour la mouvance FDSEA/JA qui a déjà fait tant de dégâts dans le Cantal.

Bernard Delcros, divers centre à droite et à gauche, sévèrement sanctionné par les siens au Conseil départemental, met le paquet et fait le tour des mairies.  

Son père, connu pour la rigueur de son engagement de résistant et de militant SFIO avait géré la mairie de Chalinargues pendant 30 ans. Quand il lui a succédé en 1989, BD a manifesté une grande « souplesse » pour  imposer ses visions d’homme qui sait tout. À l’approche des élections, les langues se délient dans les chaumières de Chalinargue. Ceux qui le voit agir au quotidien depuis sa 1ère élection nous apprennent que BD a une conception très singulière du droit du travail : embaucher des agents sous contrats précaires lui permet de mieux faire pression, de laisser parler son « audace » (mirador de Neussargue) quitte à mélanger parfois les affaires de la commune et celles de la communauté, quitte à multiplier les promesses rapidement oubliées. Pourquoi le local proche de la maison de la Pinatelle a changé d'affectation ? 

BD embrouille autant qu’il travaille et comme il travaille beaucoup, réalité incontestable, il est certainement le roi pour embobiner son monde : les grands électeurs tomberont-ils dans le panneau ? BD va-t-il composer la PPS de France avec son frère siamois Jacques Mézard ? Qui pourrait le souhaiter pour le Cantal ?

Lettre de François Vermande aux grands électeurs

"Chère Madame, cher Monsieur, chers élus,                                                     Dimanche 30 août 2015

Chers amis,

Du Nord au sud, d’Ouest en Est, je viens une fois encore d’être émerveillé par la beauté du Cantal : quel plaisir de voir  le travail que vous avez accompli dans vos « Cœurs  de Villages », dans vos communes et campagnes alentours, malgré les difficultés !

Parce que je suis disponible, j’ai pu rencontrer en 4 semaines, le plus souvent individuellement,  la quasi totalité d’entre vous, Maires et adjoints.       Je continue ! …

J’ai entendu bien des mécontentements  et constaté de nombreux découragements…

Vous m’avez parlé franchement, sérieusement. Je vous ai écouté sincèrement.

Vous vous posez  bien des questions sur les restrictions budgétaires, les pesanteurs de la réglementation et ses aberrations ;  vous jugez avec sévérité les multiples réformes territoriales et  les lois de décentralisation qui concentrent plus que jamais les pouvoirs vers la Région. Ces réformes laminent vos actions de proximité et vous privent des prérogatives que vous mettez  au service de vos administrés. Vous aimeriez légitimement que le législateur  tienne compte des spécificités de vos  bassins de vie.

Vous devez vous révolter pacifiquement, sérieusement mais fermement pour favoriser la vie dans vos communes,  pour garder vos droits, vos compétences, vos devoirs, vos pouvoirs :

N’êtes-vous pas l’Autorité locale ?

Alors quelles sont les raisons qui vous conduiraient à voter pour moi ?

  • Je suis entièrement disponible, pour tous les élus, tous les Cantaliens !
  • Par souci d’efficacité, de proximité et d’exemplarité, j’assurerai des permanences dans tout le département afin de vous éviter trop de déplacements pour me rencontrer, comme je l’avais fait sur le canton de  Maurs.
  • Indépendant  mais pas seul pour agir, je siègerai dans un groupe parlementaire proche de mes convictions, centre droit, droite respectueuse  et qui accepte de servir les Cantaliens, Groupe Union Centriste (UC)  par exemple.
  • A vos côtés  je combattrai la fusion imposée  des Communautés de Communes qui ne doit pas être acceptée.  Vous êtes manipulés ! Révoltez-vous  par votre refus de fusion. Nous devons arracher  les dérogations administratives et territoriales relatives aux seuils de population pour permettre à chaque commune de vivre au sein d’un territoire démocratique et humain : partenariat, complémentarité, mise en commun des moyens techniques, fonciers, financiers, au service de tous dans l’intérêt général.

 A tous les niveaux, on sait que la concentration est finalement coûteuse et développe des « déserts » médicaux, économiques, agricoles, culturels, contraires aux principes d’une « Communauté de Communes ». Mutualisation n’est pas concentration…

  • Halte à la pensée unique : fédérateur et sans parti pris, je suis volontariste, « droit » dans mes convictions et ouvert dans mes relations.

 

Jugez mes engagements fondés sur mon expérience politique, ma connaissance des « dossiers Cantal », mes relations nationales, ce que j’ai fait pendant 17 ans au service du département et aidez-moi à les assumer  pour les Cantaliens. Les actions que je vous propose peuvent et doivent se réaliser en partenariat avec le Conseil Départemental du Cantal, les deux Régions, le Gouvernement et l’Europe.                 

 Accordez-moi votre confiance.  François Vermande"

Montsalvy/Murat, même combat ?

A Montsalvy, pendant la gabegie,

le gâchis continue, 

(la charrue, toujours installée devant les bœufs).

Mais, est-ce que ça pourra durer encore longtemps ? D'aucuns se posent naturellement la question. Le maître des lieux, ne voilà-t-il pas qu'il s'entête dans une idée qui n'a d'ailleurs rien à envier à la piste d'envol pour OVNIS installée au carrefour de Neussagues par le génial B.D. (coût : 400 000   euros! quand même). Il faut, dit-il, racheter l'Hôtel du Nord comme hier il organisa en sous-main le rachat d'une partie des terres de Peyrot, à Lacapelle del Fraysse pour y créer, d'étonnante façon, une réserve foncière.

La méthode utilisée est la même : on met le sujet sur le tapis, que l'on aborde sous ses multiples facettes, jusqu'à faire croire, oubliant là l'essentiel, que le conseil communautaire a été officiellement saisi, que la discussion a été ouverte et qu'une décision a été prise. Petit bémol, le conseil communautaire n'a pas délibéré, d'ailleurs, comment l'aurait-il pu puisque les Domaines, à ce que l'on sache, n'ont encore fourni aucun avis, aucune estimation. On amuse ainsi la galerie et l'on cherche à faire accroire aux populations ébaubies que l'on va implanter ici un hôtel numérique, une pépinière d'entreprises, quoi d'autre encore ? Un espace de coworking – pour les récalcitrants au globish (langue internationale à base de british, sans grammaire, sans rien, utilisée par les ploucs dans l'coup en mal de reconnaissance intellectuelle), il s'agit en fait d'une trouvaille, version terrestre de Trois hommes dans un bateau. Chut ! Génie 1er ne le sait pas encore.

Ainsi, pas dégonflé, le petit chef de la Communauté a fait passer dans LA MONTAGNE du 7 juillet un Avis d'appel public à la concurrence pour maîtriser ce qui devrait être l'oeuvre du mandat. Lire aussi, dans l'édition de notre quotidien préféré daté du 20 juillet, un articulet qui débute par ce morceau de bravoure : « Le conseil communautaire du Pays de Montsalvy s'est réuni afin d'examiner divers dossiers... » Quand ? On ne nous le dit pas... Où l'on apprend, non sans curiosité, que « les élus ont validé la fiche de demande de financement à la Région, dans le cadre du contrat territorial Auvergne+, et ont autorisé le Président à signer ce contrat. De plus, pour avancer sur ce projet, le conseil communautaire a décidé de consulter des architectes pour la signature d'un accord-cadre définissant les missions qui pourront lui être confiées (études, maîtrise d'oeuvre...). » 

Le coup d'avant, on avait appris que, pour permettre l'opération, 200 000 euros étaient d'ores et déjà bloqués. Tout ça, c'est devenu une évidence, finira mal. Petit prince arrogant s'est déjà pris les pieds dans le tapis s'agissant de la zone d'activités N°2 de Lafeuillade dont les travaux, sujets à controverses multiples ( assurances  et experts sont  à l'ouvrage!) ne semble pas avancer, que la Région répugne toujours à financer. Et puis, il y a, encore et toujours Peyrot, dont un juge d'instruction a commencé de s'occuper. N'a-t-on pas dilapidé ici 75 000 euros, c'est à dire 50 000 000 de petits francs, ce qui n'est pas rien, n'est-ce pas ? A qui a  profité le crime ? La justice, n'en doutons pas, saura le déterminer. On sait seulement qu'il ne peut avoir été commis qu'en bande organisée et que les membres du précédent exécutif de la communauté de communes doivent bien avoir une petite idée de la réponse. À commencer par le Président d'alors qui a dépensé une rare énergie dans l'accomplissement du forfait en le rendant possible. Les esprits fins commenteront : poussé par qui ? Ajoutons que d'aucuns (plusieurs sources) s'inquiètent d'apprendre que ce dernier, sur place, continue de suivre d'assez près les dossiers en cours !

Aujourd'hui, il transparaît que le nouvel exécutif envisagerait de céder très prochainement la petite chose merveilleuse qui n'aura véritablement servi à rien (Peyrot) mais  dont le seul achat aura tout de même coûté 230 000 euros. Pourquoi pas ; nous dirons même tant mieux. À cette condition que le prix payé par le futur acquéreur soit normalement de 230 000 euros augmenté de tous les frais payés depuis son acquisition. Ce qui vaudrait mieux, n'est-ce pas, ne serait-ce que pour éviter une seconde action pénale.

Point au 18 juillet

Décor de pré-campagne

autour de la Maison de Santé de Murat (MSM).

La volonté du président candidat, tu respecteras.

Monsieur le maire de Murat, photographe de profession, ne pose aucun problème : son inexpérience et la « souplesse » de ses convictions en politique en font un soutien idéal pour B.D.. Totalement incompétent en matière de santé, il a confié à la 1ère adjointe, dentiste bien « implantée », le « soin » d’assurer la présidence du conseil de surveillance du centre hospitalier et de veiller à la bonne mine de la population.

Dans la foulée, la 1ère adjointe devient vice-présidente du « Pays de Murat », logiquement chargée de la santé. Elle lance une concertation pour établir un projet de santé de territoire, comme le prévoit la loi… mais B.D., l’audacieux président, ne change pas ses habitudes : il sait tout, connait les besoins des médecins, des patients, des auxiliaires de santé et continue de traficoter auprès des administrations pour imposer une vision qu’il partage avec lui-même. Au diable les varices, comprenez « l’avarice », il y aura deux maisons de santé, une à Murat, l’autre à Neussargues.

Un projet à 2 000 000 €.

Montant prévisionnel de la facture : 2 millions d’euros, on s’en fout, les gens du coin n’y verront que du feu puisqu’on sera subventionné… B.D. n’aurait-il pas compris, lui aussi, qu’une subvention c’est de l’argent public, sorti de la poche des contribuables que nous sommes tous, à Murat  ou Chalinargues aussi ? Quels médecins s’installeront à Murat si ceux déjà présents ne sont pas intéressés ? On s’en fout. Des médecins spécialistes montent régulièrement d’Aurillac : ils ont déjà leur matériel et leurs locaux à l’hôpital de Murat…

Tacticien hors pair, en conseil de communauté, B.D. présente des délibérations générales. Le jour « J », dimensionnement et cout de la MSM sont englobés dans le vote sur le projet de santé du territoire. La vice-présidente qui a conduit le dossier s’abstient : seule façon de ne pas voter contre son travail tout en refusant de cautionner la MSM version B.D. Trop, c’est trop : voir son autorité légendaire mise en cause met B.D. hors de lui. L’opération élimination de la récalcitrante est lancée, la sénatoriale tombée du ciel accélère le processus.

Double carton rouge.

Pays de Murat.

Alors que le chantier de la MSM n’est pas commencé, que les futurs professionnels de la MSM ne sont pas clairement identifiés, euphémisme, que le fonctionnement de la MSM relève d’hallucinations multiples et variées, B.D. considère inutile une vice-présidence chargée de la santé et exige son départ… mais, comme il n’a pas les moyens de se passer du soutien de la commune centre, il décide d’offrir une autre vice-présidence à un élu  de Murat. Celui qui n’était que 7ème sur la liste aux municipales se retrouve vice-président de la communauté de communes chargée d’une urgence parfaitement imaginaire, prise en compte dans aucune autre communauté de France : la coordination des politiques fiscales avec  de futurs partenaires pour la plupart inconnus* !

Exit la vice-présidente chargée de la santé, vive celui qui semble offrir toutes les garanties d’alignement sur la pensée présidentielle, il est assureur.

Tournante à la commune de Murat.

Qui dit sénatoriales dit désignation de « grands » électeurs, entre autres délégués des communes. Première concertation municipale : inutile de se casser la tête, on prendra les délégués élus pour l’élection de l’automne dernier, tout le monde semble d’accord. Surprise quelques jours plus tard, la 1ère adjointe apprend qu’il serait plus démocratique de « tourner »… de garder le maire et de changer les autres délégués. Manifestement, B.D., obnubilé par un fauteuil de sénateur, a bien œuvré auprès du maire : ce dernier présente une liste de délégués sans sa première adjointe, candidate mais suspectée de ne pas être un soutien automatique de B.D., bonjour l’ambiance.

Travailler dans l'ombre pour se protéger

des grosses chaleurs.

C’est l’été. Si les cantalous ont (trop) chaud, il en est un qui ne prend pas le soleil, occupé qu’il est à travailler dans l’ombre. Retrouver la lumière aperçue le temps de la campagne pour les départementales semble avoir redonné des ailes à Bernard Delcros : nul doute que Descoeur, Marleix, Seyt et tous leurs « amis » vont s’appliquer à les lui briser.

Nouvelle preuve est apportée que l’inutile Sénat attire les plus ambitieux et les plus manipulateurs de nos élus : ne plus les gaver de privilèges serait une belle façon de lancer une réforme du parlement qui aboutirait à la suppression de la « Haute » assemblée.

*Pour coordonner en vue d'une fusion, il faut être au moins deux : bien malin celui qui connait, avec certitude aujourd'hui, le(s) futurs partenaires du Pays de Murat.

Cliquez pour agrandir. Gigantesque installation pour caler la façade de la future maison de santé surmontée de quelques logements Logisens... alors que les logements sociaux vides à Murat ne manquent pas.
Cliquez pour agrandir. Arrière du bâtiment à reconstruire après incendie début juillet 2013. Comme l'indique l'étiquette sur la grille de protection, la signalisation a été particulièrement express sur ce chantier : il n'y en a aucune, voir ci-dessous.

Précisions

Qui fait quoi ?

Quand Bernard Delcros a décidé de planter la maison de santé en lieu et place de ce bâtiment avait-il imaginé que l'architecte des bâtiments de France exigerait la conservation de la façade à l'identique ? La mairie a cassé sa tirelire et a voté 50 000 € pour consolider le décor.

La maison de santé, à deux pas de l'hôpital où des locaux sont disponibles, devrait occuper les deux premiers étages (on verra bien plus tard qui louera à quel tarif).

Logisens, sur décision du temps où Bernard Delcros présidait cet organisme, aménagera les deux derniers étages en logements sociaux.

Actuellement aucune information, aucun panneau autour du chantier : les citoyens et les touristes ont pourtant le droit de savoir, c'est légal...

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choupinet | Réponse 10.09.2015 02.34

Petit rappel des nombreux privilèges auquel à droit un sénateur : c'est écœurant !

https://www.youtube.com/watch?v=yTCosku8sAA

anne | Réponse 09.09.2015 01.14

République bananiere!! A notre petite échelle,c'est déjà consternant..
J'ose pas imaginer ds les hautes sphères du pouvoir !!!

alaska | Réponse 08.09.2015 14.44

Chapeau l'artiste...les ophtalmologues ont du travail en Delcrosie...sans oublier de remercier le collègue Salat pour le coup de pouce...la Corse quoi...

goueffic nicole | Réponse 08.09.2015 10.47

Et patricia roches egalement candidate qu elle imprecision !

Bernardo | Réponse 07.09.2015 18.11

C est fort de café de prétendre que le Pc et son candidat JP Roume étaient dans la combine pour faire élire Delcros. L heure n est pas aux combines
du sérieux

L'idiot | Réponse 07.09.2015 13.24

Bernard "poutre apparente" Delcros élu sénateur ! C'est à pleurer. J'espère que ceux qui l'ont mis là, verseront le plus de larmes. Je crains hélas que ns aussi

vivie | Réponse 07.09.2015 10.26

BD a 180 voix au 1er tour

portal | Réponse 07.09.2015 10.21

on ne changera rien dans le Cantal!!! j'ai voté hier et je suis fatiguée de ces magouilles. le Cantal la Corse sans les bombes???

Caroline | Réponse 04.09.2015 20.31

Mais voyons ! tout est bien huilé, le problème c'est l'électeur à la bourse bien pleine cela va lui être utile qui dans la royale vallée valide le pouvoir.

Romain | Réponse 05.08.2015 02.24

Il y a plus urgent que faire une maison de santé sans médecins, les deux millions seraient bienvenus pour soutenir les projets réalistes de l'hôpital

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Commentaires

24.10 | 19:16

Vivement que le projet de la sablière vois enfin le jour !! Centre ville trop chère, aucune concurrence !

...
17.10 | 11:40

Bonjour bravo pour votre reportage ...pour la gare de st flour, la nouvelle est vraie...il suffit de vérifier auprés du chef de gare...suite au prochain numéro.

...
16.10 | 18:37

Malheureusement l'éolien industriel ne marche pas. Peut-être de petites unités perso pourraient être une solution, couplées à d'autres sources et des économies

...
16.10 | 13:09

Mais mes amis CARREFOUR c'est du pipo , le géant du discount allemand s'installe ET CONSTRUIT à côté de Casino et personne n'en parle.......

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