Le pays vert cantalien : il va où ?

24 octobre 2015

Ladinhac : zone à défendre ?

Nous recommandons à ceux qui auraient manqué l'épisode , de se rendre sans tarder sur le site d'Antenne 2 (mode replay ) pour y découvrir le reportage diffusé lors du journal de 20 heures ce mardi 13 octobre, intitulé : « Dans l'Allier, les éoliennes sèment la division ». Toutes les questions qu'il est loisible de se poser dans un premier temps, lorsque l'on se trouve être confronté au problème, le reportage les aborde presque toutes. Maintenant que nous avons les réponses sous les yeux, à chacun de réfléchir.

Qu'il est navrant d'entendre s'exprimer l'un des maires du coin, lequel se laisse aller à raconter qu'on lui avait dit qu'on lui donnerait 41 000 euros et qu'on ne lui en a donné que 5 000. « On les a pris … ça vaut toujours la peine de les ramasser. » Et voilà le travail ! Pauvres de nous.

Pour tenter d'en savoir un peu plus, nous nous sommes déplacés hier soir pour assister au conseil municipal de Ladinhac. Le sujet n'y a pas même été effleuré. Pas un mot sur les éoliennes. Le sujet aurait-il été oublié ? En attendant, on ne sait donc toujours pas où en sont les études et quels papiers le maire, outrepassant ses droits, se tient prêt à signer. L'aventure est des plus risquées puisque l'expérience prouve que les entreprises de l'éolien savent parfaitement piéger les élus, les uns derrière les autres (voir ci-dessous), même ceux qui se pensent être les plus malins. Leur naïveté -confondante - est exploitée tant et mieux et aucun n'échappera aux conséquences palpables des contrats qui leur auront été tendus. Alors, danger !

Quand les magiciens de l'éolien (énergie soit disant propre ) auront fini de polluer et de pourrir notre belle région, il ne sera plus temps d'essayer de revenir en arrière.

Pensant aux atouts sacrifiés, c'est avec un brin de nostalgie que l'on pourra demain relire ces paroles de l'économiste Michel GODET (voir LA MONTAGNE du 14 octobre ) : « … D'autant que l'Auvergne dispose d'un atout phénoménal : elle possède une identité préservée, un territoire intact. C'est une chance. Il y a une vraie qualité de vie. Ce qui est rare en France aujourd'hui. »

Alors, avec détermination, sus aux crétins et aux incultes, gens sans idéal, véritables fossoyeurs de la civilisation, qui se préparent, si nous n'avons pas le courage de leur imposer notre détermination, à ruiner notre proche avenir et plus encore celui de nos enfants et petits-enfants.

« De manière générale, même lorsqu'on se croit à l'écart de la chose publique, il peut donc survenir des événements d'une telle gravité qu'il apparaît impossible et déshonorant de se dérober. On doit alors tenter d'intervenir, chacun à sa façon et avec les moyens dont on dispose, faute de quoi on risque de se retrouver peu ou prou complice. » Pierre BONCENNE.

J.-C. M.

Éolien, préparez-vous !!!

La révolte gronde. Quand bien même la presse ne se fait l'écho qu'avec parcimonie des projets en cours, de très nombreux citoyens ont engagé le combat contre l'installation des infernales machines à vent uniquement faites pour l'enrichissement abusif de financiers voyous au détriment certain de la beauté de notre pays.

Nous ne sommes pas décidés à laisser détériorer notre belle région quand d'autres ont d'ores et déjà été irrémédiablement abîmées. Que le texte qui suit résonne dans la tête des "filous gangsters" de l'éolien comme un premier avertissement sans frais.

Merci aux associations de Vendée auxquelles nous empruntons quasi intégralement l'argumentaire qui suit. Pour recueillir plus d'informations sur leur action, tapez « thorigny éolienne » et « vendée éoliennes ».

« Ne vous laissez pas endormir

et posez-vous les bonnes questions !!! »

Pourquoi l’éolien ?

La transition énergétique impose de revoir nos modes de consommations d’énergies et de limiter les émissions de C02, très bien, mais : Faut-il pour autant se précipiter sur l’éolien industriel qui ne répond pas de façon satisfaisante à cette problématique. En effet : Le vent souffle où il veut et quand il veut, les aérogénérateurs ne tournent donc que quand ils ont les conditions optimum, 20% du temps en moyenne, Il s’agit donc d’une énergie alternative. Pour assurer la continuité du service, EDF est obligé d’avoir recours à ses centrales thermiques (gaz ou charbon) émettrices de C02.

Pourquoi chez nous ?

EDF est obligée de racheter l’électricité produite par les producteurs privés industriels, à deux fois le prix du marché. Ces opérateurs privés ont tout intérêt à implanter ces moulins à fric partout où ils peuvent et empocher leur bénéfice. Comment opèrent-ils ? Ils ont des commerciaux qui font le tour des propriétaires terriens, leur font miroiter des loyers attractifs, signer une promesse de bail qui les lie pieds et poings pour 18 à 30 ans sans possibilité de recours ultérieur, et vont ensuite voir les maires avec les mêmes promesses alléchantes, et le tour est joué.

Pendant ce temps-là EDF se récupère une partie de sa perte sur votre facture d’électricité. Retournez là et regardez la ligne CSPE. Votre avis ? « Circulez il n’y a rien à voir ! Votez pour nous, payez vos impôts et ne posez pas de questions

Regardez de près ces belles brochures de propagande, toutes en couleurs, avec leurs photomontages trompeurs pour vous abuser.
Par quelle magie des aérogénérateurs de 180 m en haut des pales deviennent des allumettes à peine plus hautes qu‘une maison de 8 m et passent sous les fils électriques de 6 m? Par quelle magie ou illusion d’optique un moulin à vent de 16 m en haut des ailes et de 10 m à 13m au faîtage parait à peine plus petit qu’un aérogénérateur de 180 m ?

Pour qui nous prend-on ?

Ces installateurs vivent-ils au pied de ces mastodontes ? Les élus eux-mêmes, subiront-ils les nuisances reconnues par de nombreux riverains victimes de ces implantations qui leur ont été imposées ? Votre patrimoine dévalué de 30 %.

Mais nous les riverains ?...

" Circulez on vous a déjà dit, il n’y a rien à voir ". Et l’écologie, l’environnement durable et la concertation démocratique ? « Circulez, Nous on cause sous-sous, et on encaisse ! »

Citoyens ne vous laissez pas piéger !

Les éoliennes sont sources de nuisances et de dégradation de l’environnement de tous ceux qui sont à proximité :

-pollution visuelle, diurne et nocturne,
-dévalorisation réelle du foncier et immobilier -20 % à -30 %
-un risque sanitaire (bruits et infrasons),
-un risque pour l'élevage (dans certains endroits des agriculteurs attaquent les sociétés de mise en place des éoliennes suite à une diminution de la production laitière notamment),
-un intérêt général sacrifié au titre de l'intérêt financier de grands groupes souvent étrangers, et de quelques-uns !

* Nous publierons prochainement toute une série de mise en garde à destination des propriétaires de terrains susceptibles d'intéresser les entreprises de l'éolien

samedi 26 septembre

            De nos envoyés spéciaux à Labesserette, Ladinhac, Lafeuillade et Prunet 

éolien : descendu des crêtes,

coup de vent attendu à Ladinhac.

A l'instar du hollandais se préparant à la grand-messe écolo convenue de novembre (1), du modèle de ceux qui, dépourvus d'imagination, s'engouffrent sans réflexion sur toute piste nouvelle, le maire de Ladinhac (2) vient de choisir son heure pour manipuler l'installation d'éoliennes sur le territoire de sa commune.

Qui l'autorise ainsi à engager l'irrémédiable pour  délibérément détériorer nos plus beaux horizons? Poussé, comme cela est fréquent, par quelques loueurs de terrains potentiels, il voudrait être l'homme de la modernité active, nouvellement descendue du ciel, aux sources de projets prétendument nettoyés de toutes les réticences à s'offrir au futur. Mauvaise farce.

Une information sérieuse a-t-elle même été dispensée  à la population ? Devant le conseil municipal assemblé (3), il a laisséaccroire toutes sortes de choses plus inexactes les unes que les autres, à commencer par celle-ci : Labesserette, Lafeuillade et Prunet seraient également à la manœuvre pour créer le parc éolien de tous nos rêves. Les sites internet de ces communes, consultés, n'en disent mot, à l'exception de celui de Labesserette où il y est fait une seule et mince allusion.

Ensuite, aspect du problème toujours brandi avec constance, quid de ce que cela pourrait précisément rapporter à la commune ? En fait, pas grand-chose car les taxes prélevées sont à partager entre le département et l'intercommunalité laquelle certes peut, si tout le monde en est d'accord, répercuter un pourcentage à la commune où les éoliennes auraient été installées ? Mais, quand on sait que le conseil communautaire de Montsalvy  a  fait le 14 juin 2010 le choix du photovoltaïque et repoussé l'éolien (24  voix contre, 3 pour et 2 bulletins blancs), il est permis d'en douter.

Nouvelle tarte à la crème brandie par tous les dispendieux du système meurtris de ne plus pouvoir claquer à tout va l'argent public, la baisse annoncée des dotations de l'État détermine bon nombre d'édiles à rechercher par tous moyens la création de supposées nouvelles richesses sans jamais ou presque se préoccuper des conséquences directes sur notre environnement immédiat, n'hésitant pas, si besoin est, à rechercher le passage en force. Voir les procédés utilisés il y a peu dans la préparation du projet du Coyan, aujourd'hui très heureusement contré, même si EDF Énergies nouvelles a jugé bon de faire appel .

Alors, forts des expériences récentes, d'aucuns s'organisent déjà pour réfuter toutes manœuvres propres à favoriser l'installation de machines infernales sur les points culminants du Veinazès. Nous ne laisserons pas, une fois encore,  saloper  nos  admirables paysages. La guerre, semble-t-il, est déclarée.        

(1) COP21        

(2)  représentant local des forces de l'axe : Cassaniouze, Calvinet, Ladinhac, avant-postes du dispositif mézardien en Châtaigneraie, adeptes du tout moderne quel qu'en soit le prix à payer.

 (3) 24 août et 10 septembre derniers.

                                                                                                       À suivre ... 

Ils avaient voté contre l'installation d'éoliennes dans ce secteur. En voyant la qualité des paysages, on comprennait pourquoi. Ils viennent de se prononcer pour l'installation des machines à détruire le coup d'oeil : tout l'art de détruire le pays vert...

Agri-crise, points de vue...

C’est vous qui le dites...

ou qui nous demandez de le dire.

Crise agricole : les articles du blog ont déclenché de nombreuses réactions. En voici quelques-unes, rien ne vous empêche de donner aussi votre sentiment.

« Ce que vous écrivez m'intéresse beaucoup, merci de nous informer. 

Le problème est que, ne vivant pas à Aurillac, mais très concernée par le Cantal et la politique agricole, je peine à vous comprendre, tant votre style est plein d'allusions et de seconds degrés.

Je ne me décourage pas, mais j'apprécierais beaucoup si vous faisiez un petit effort. »

Suite à ce commentaire d’une grande sincérité, cette fois, c’est décidé, plus question de prendre des gants pour dénoncer tout ce qui conduit à l’effondrement de notre département, de sa préfecture et sa CABA.

À propos de la vidéo de Claude Bourguignon sur la dégradation des sols par l’agriculture conventionnelle ou industrielle.

« Comme tu dis, cette vidéo peut être très utile pour montrer les dérives de l’agriculture productiviste et irraisonnée que j’ai vulgarisée à ma façon de nombreuses années. J’ai aussi connu à Neuvic les écolos-réacs pour qui cette petite vidéo est du pain béni... Je pense qu’entre les deux il doit être possible de trouver la voie de la sagesse pour une production capable de nourrir la planète en assurant un revenu décent aux agriculteurs tout en choyant la vie du sol et des animaux. Le problème c’est qu’il manque des normes pour qualifier l’agriculture raisonnée et faire en sorte que ce terme ne soit pas galvaudé à l’image de l’AOC Cantal..... Il y a beaucoup de travail..... »

« C'est effectivement très convaincant, mais que fait la police ? ».

« Bonjour et merci encore pour vos articles, maintenant je comprends mieux ma méfiance envers nos dirigeants politiques...
Claude Bourguignon ferait grand bien à l'agriculture cantalienne, si certains veulent seulement bien entendre parler de l'absurdité du labour...
Si vous aimez la lecture, je vous conseille vivement Masanobu FUKUOKA, un paysan Japonais partisan d'une agriculture naturelle.»

Entendu dans les tribunes du stade Jacques Mézard, juste avant le coup d’envoi contre Colomiers.

« -dans la vidéo, y-a des choses vraies, on ne peut pas dire le contraire… mais c’est Bourguignon. Il dit qu’il a quitté l’INRA, il s’est fait virer parce qu’il lui arrivait de dire une chose et son contraire. Il valait mieux qu’il se mette à son compte.

-je me moque de savoir qui est Bourguignon. Ce qui compte c’est la réalité de l’info : il faut arrêter de regarder d’où vient l’info, elle est vraie ou pas… »

 « Vraiment excellent et inquiétant (même quand on sait déjà pas mal de choses !). J'ai transmis à mon carnet. »

« Très bien, Bernard l'an dernier je voulais le faire venir à la foire Eco-bio d'Ytrac mais il partait aux USA, je revois cela pour 2016 si les honoraires ne sont pas trop chers ! »

« À communiquer à tous ces aveugles que sont les syndicats agricoles et surtout leurs présidents à la solde de la CHIMIE !! »

Enfumage outrancier dénoncé par la Confédération paysanne du Cantal.

« Après avoir lu L'Union du Cantal de samedi, difficile de ne pas crier au scandale ! La couverture de la manifestation FNSEA-JA du 3 septembre est un modèle de propagande du groupe Réussir. Aucune allusion à la grogne montante de la base FNSEA-JA qui a douloureusement compris qu'elle avait été manipulée. Bref, nous nous permettons de suggérer à Testu un article sur cet article "marsien" complètement en décalage avec les reportages des médias nationaux et bien loin de notre ressenti dans les campagnes. »

Suite à cette invitation, jeu de piste pour trouver l’ « Union ». Finalement obligation d’aller à la Chambre (d’agriculture) pour acheter le bi-hebdomadaire en circuit court, directement chez l’éditeur. Surprise, il faut donner son nom et son code postal…

Lecture de la page 3 effectivement édifiante.

Bandeau blanc sur fond bleu, pas républicain mais presque : l’évènement.

Première phrase, le ton est donné. L’auteur de l’article, Thierry Michel, rédacteur en chef du groupe de presse agricole conventionnelle, prend les lecteurs pour des benêts. Il affirme que la manifestation des tracteurs illégaux mais autorisés dans Paris, « a abouti à un nouveau plan d’allègement des charges. » Dans le rôle de directeur de communication de Xavier Beulin, Thierry Michel se permet d’écrire : « il ne s’agissait pas de demander à nouveaux des aides mais d’inciter le gouvernement à prendre les mesures conjoncturelles et structurelles nécessaires pour permettre à l’agriculture française de rester compétitive face à ses voisins européens. » On ne demandait pas des aides, on voulait des sous !

Quiconque s’intéresse un peu au monde agricole sait que l’attribution de trois milliards d’aides sur trois ans était déjà décidée… et que la manif n’a servi strictement à rien. Tout au plus a-t-elle été l’occasion de faire parler les parisiens (à la naïveté désarmante*) et de faire des images pour illustrer des journaux télévisés qui ont évité d’aller au bout des problèmes.

Pour donner une  couleur locale à cet article repris par les « UNIONS » partout en France, l’Union du Cantal a cru bon de rajouter deux précisions :

-Alain Marleix, parmi une soixantaine de députés de droite et de « gauche », est allé à la rencontre des éleveurs chauffeurs de tracteurs… pour resservir le discours ruralicide et beulinesque ?   

-histoire de caresser leurs clients dans le sens de l’endettement, les concessionnaires cantaliens de machines agricoles avaient prêtés des engins, neuf sont cités… y compris celui qui annonçait cet été que l’agriculture cantalienne se portait bien, c’est vous dire si le groupuscule de professionnels qui tirent les ficelles est peuplé de visionnaires !  

Prétendre jouer sur le marché mondial ça veut dire accepter un effondrement des cours, une production bas de gamme, et compenser par une augmentation des quantités produites (là où c’est possible). Aider l’agriculture à se moderniser façon Beulin, Sarko, Valls, Le Foll, Calmette, Marleix, Descoeur, Mézard, Delcros, Bénézit ou Piganiol… ça veut dire investir pour produire plus dans des exploitations suréquipées qui  s’agrandiront en mangeant les voisins.

Le Cantal, agricole et rural par nature, est dans le déni. Chez nous les arbres n’ont jamais masqué la forêt : les beaux tracteurs, les robots de traite, les stabulations-cathédrales de quelques-uns, les usines à pates fromagères bas de gamme  ne masqueront jamais la mort programmée de la paysannerie.

La base des adhérents de la FDSEA et les non syndiqués commencent à comprendre ce que la Confédération Paysanne et le SMSA CR 15 répètent depuis des années.

Globalement, à vouloir pratiquer le culte de la personnalité sans se soucier du fond, à vouloir copier ce qui se bave dans les salons parisiens ou les bureaux de la FNSEA, nous avons perdu la sens des réalités. La folie des grandeurs des uns, de nature à aveugler le jugement des autres, nous plonge dans le gouffre. La dernière trouvaille pour masquer cette réalité, le PPP**, ne pourra qu’accélérer le plongeon. Qui pourrait imaginer que quelques équipements « structurants », démesurés ou inutiles, le plus souvent de loisir, pourront masquer encore longtemps l’effondrement du département ?

*Pour avoir de la qualité il suffit de manger français : raccourci trop souvent mensonger. La qualité d’une viande ou d’un lait ne dépend pas du lieu d’élevage mais du mode de nourriture. Un cochon breton, élevé aux antibiotiques et aux granulés, mangé à Brest vaut bien moins qu’un cochon nourri aux glands dans le Sud-Ouest de l’Espagne dégusté dans un bistrot parisien.

**Partenariat Public Privé : quand une collectivité n’a plus le sou et veut masquer son « surendettement » elle fait appel à un financier privé qui réalise tout équipement à la demande. La collectivité devient locataire du financier, verse un loyer qui lui coute les yeux de la tête et, à la fin du bail emphytéotique (15, 20, 30 ans ou plus), la collectivité est enfin propriétaire… mais elle a dépensé plus en faisant semblant de s’endetter moins.

Respect de l'environnement, version Montsalvy

Détritus offerts par la collectivité aux usagers du terrain situé sous la station d'épuration. Cliquez pour agrandir.

Les eaux usées sont dans le pré. 

(Communauté de communes de Montsalvy)

Nous avons récemment évoqué la taxe qui frappe les agriculteurs pour un service qu’ils n’utilisent pas (dépôts de plastiques, déchets de tonte… à la décharge de La Feuillade). Un agriculteur de Montsalvy nous a soumis son problème de pollution engendré par l’amateurisme du service assainissement de la commune. Deux des régouts* qui traversent ses parcelles sont, en fait, des canalisations d’évacuation d’eaux usées communales.

Dès le 4 janvier 2006, l’agriculteur signalait le problème et demandait un coup de main à la commune pour canaliser ces eaux usées. Madame le maire tapait en touche, le 10 janvier de la même année. Elle qui déversait des eaux usées en toute illégalité se permettait de rappeler l’interdiction de canaliser sans accord de la DDAF.

Depuis, on procède souvent ainsi à la campagne, l’agriculteur n’a cessé de rappeler ses problèmes aux adjoints, aux agents, à la police de l’eau qui dit ne pas vouloir réaliser d’analyses. Cette année, 17  vaches allaitantes dans le pré sous la station de relevage mais, phénomène récurrent, seulement 14 veaux, les 3 autres ont crevé.

Comment une mairie « animée » par un  spécialiste en sciences et vie de la terre peut-elle laisser un si petit dossier s’enliser au risque de polluer les cours d’eau en aval de son territoire ? Une fois de plus, l'effet cumul ? 

*Régout : ce mot patois qui signifie "rigole creusée par l'homme" n'a jamais si bien porté son nom. On peut le considérer ici comme la contraction de "R"igole et d'"égout".

Détails photographiés dans un ruisseau parfaitement clair avant l'arrivée des eaux non prises en compte par la station de relevage située au dessus du pré. Cliquez pour agrandir.
La station qui oublie de relever les eaux usées ou qui vomit le trop plein en cas de fortes précipitations. Cliquez pour agrandir.
Au milieu d'un dépôt de matériel divers une station d'épuration saturée l'été et en cas de fortes pluies. Présence d'une tonne à lisier pour soulager la cuve principale et monter les eaux usées vers une autre station d'épuration plus conséquente. Bricolage et pifométrie à l'état pur. Cliquez pour agrandir.

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l'Idiot | Réponse 02.10.2015 19.05

Concernant l'éolien. Lire l'excellent article de F. Nicolino dans le Charlie du 23 09 intitulé : Eoliennes du vent et surtout du fric... Edifiant

l'idiot | Réponse 17.09.2015 12.48

X Beulin président FNSEA et d'AVRIL ex Sofiprotéol, N°1 français des transgéniques, phytosanitaires etc. Allez demander aux affiliés FNSEA d'être raisonnables !

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Commentaires

19.09 | 13:37

Aie aie aie ferme ta bouche Testu, tu en dis trop... Tu vas nous en énerver plus d'un. Les heureux élus peuvent aussi refuser ces "émoluments" !

...
19.09 | 11:52

le volume des déchets avait été très mal évalué par les élus. Le COLSEB par son action a protégé la biodiversité fait évité en sus des dépenses inconscientes.

...
13.09 | 10:33

Youpie, Testu reste dans la place, ne baisse pas les bras et nous offre un florilège de brèves. Vous avez failli nous manquer. Manquerait plus que ça !

...
09.08 | 14:38

Bonjour
L'économie, comme vous le remarquez semble la solution adaptée. Mais qui ira expliquer aux peuples "émergents" qu'il faut ne pas vivre comme nous ?

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