Aurillac : des plus et des moins...

Le ver dans le fruit ? (19 février)

Les affaires de la ville :

comment ça marche ?

Nous l’avons déjà dit, tout n’est pas à jeter, loin de là, dans la politique menée au quotidien dans la ville d’Aurillac. Nous l’entendons, cependant, tous les jours : entre les citoyens, les élus et les services et à l’intérieur des services, ça manque d’huile. Certains en ont d’autant plus par-dessus la tête de se faire envoyer sur les roses… que les roses socialistes étant fanées, on ne compte plus les épines qui n’égratignent pas que les pieds.

La faute à qui ou plutôt la faute à quoi ?

Plutôt qu’une litanie de dénonciations à la « yakafaucons », petit coup d’œil sur un système (trop) bien rodé. À  chaque élection, le même scénario conforte les services dans leur fonctionnement avec  l’installation d’un conseil municipal composé :  

-d’anciens qui connaissent la maison par cœur et jouent aux propriétaires;

-de nouveaux qui n’osent pas lever le petit doigt ou, s’ils le font, sont immédiatement priés de rentrer dans le rang.

Deux mondes fonctionnent alors plus ou moins en parallèle. Chez les agents, on papote à propos des élus et des chefs de services. Chez les élus, quatre catégories.

Ceux qui cherchent à faire avancer leurs projets en coordination avec les services. Les plus nombreux, espérons-le.

Ceux qui cherchent à se mettre dans la poche des agents ou tout un service pour assurer leurs arrières. Les calculateurs, parmi eux beaucoup de ceux qui empilent les mandats successifs .

Ceux qui mettent le moins possible les pieds dans les services, par désillusion ou par peur de mettre les mains dans le cambouis… histoire  de préserver leur petit confort personnel. Pourquoi ont-ils accepté de figurer sur une liste ?

Ceux qui cherchent les failles pour préparer les prochaines (élections). Souvent dans l’opposition.

Cette approche posée, pas difficile d’imaginer que la symbiose entre le Conseil municipal et les services municipaux n’est pas ce qu’elle pourrait être. Pour s’en convaincre, tentative de mise en corrélation entre les « ministères » et leurs « administrations ».

Qui gère quoi ?

Dix adjoints, ministres à temps presque plein, et sept conseillers délégués, secrétaires d’État, supposés prendre en charge un domaine particulier sous l’autorité d’un adjoint.

En parallèle, quinze services regroupés en trois pôles, plus le CCAS, la communication, le cabinet du maire et la police municipale. Vingt-deux entités administratives pour dix adjoints et le maire, on sent bien que la concordance entre élus et services ne sera pas facile. Confirmation avec le tableau ci-dessous.  

ELUS

SERVICES

ressources humaines, développement durable, coordination générale, relations ville CABA                     

Bernard Tible

  

Direction des ressources humaines

éducation enfance et petite enfance       Claudine Fley

Direction vie des écoles et restauration scolaire                                                            Direction petite enfance

cadre de vie, proximité, vie associative   Alain Coudon

Direction politique de la ville et gestion urbaine de proximité

finances, administration générale, relations extérieures                                 Michelle Lablanquie

Direction administration générale et juridique                                                   Direction finances et marchés Publics

affaires sociales, solidarité                       René Pagis

CCAS

jeunesse démocratie locale vie des quartiers                                                Florence Marty

 

Direction de l'animation et de la vie des quartiers

urbanisme, voirie, patrimoine bâti, techniques d'information et de communication                                          Serge Chausi

Direction génie urbain                                   Direction bâtiments et accessibilité               Direction services informatiques

affaires culturelles                                     Catherine Amalric

Direction de la culture

sport                                                         Michel Jabiol

Direction des sports et de l'entretien des sites municipaux

logement personnes âgées                       Denise Valat

???????

commerce, animation, stationnement     Christophe Pestrinaux

Direction développement urbain et attractivité commerciale                                 Police municipale

éducation                                                 Josiane Costes

Vie des écoles et restauration scolaire ?

médiation culturelle                                 Anne Soula

Culture ?

grands évènements sportifs en lien avec la CABA                                            Charly Delamaide

 

Sports ?

accessibilité, conseil participatif des aînés                                             Jacqueline Martinez-Severac

 Direction bâtiments et accessibilité ?

centre social du Cap-Blanc                       Nicole Loubeyre

CCAS ?

médiation associative                               Philippe Couderc

Animation et vie des quartiers ?

 

 adjoints conseillers municipux délégués 

Précisions :

Logiquement, la Direction générale des services et la communication sont directement rattachées Pierre Mathonier, maire.

Les services (avec un directeur général) sont divisés en trois pôles : services à la population (avec un directeur général adjoint), "ressources et grands projets (sans directeur adjoint) et services techniques (avec un directeur général adjoint). 

Commentaires :

Il est impossible de faire le lien entre les trois pôles et un élu en particulier.

Surprenant de voir aussi peu de liens directs entre les délégations des élus et les services, de pressentir qu’un conseiller délégué a un champ d’intervention bien plus important que certains adjoints.

Comment expliquer que Cap Blanc soit le seul centre social à profiter d’un conseiller dédié ? Hélitas, Marmiers n’intéressaient personne ?

C’est quoi les grands évènements sportifs avec la CABA qui, théoriquement, doit gérer les grands équipements mais pas les activités sportives ? Y avait-il obligation de donner un petit quelque chose à un candidat malheureux au poste de maire ?

Pour satisfaire les communistes ne pouvait-on pas trouver une vraie délégation à leur représentante ?

Comment justifier le mélange « voierie/techniques d’information et de communication » ? Fallait-il, là aussi, compenser l’éviction du poste de premier adjoint par un grand « ministère », fut-il incohérent, ou a-t-on imaginé que le développement des TIC pourrait se réduire à creuser des tranchées pour faire passer des câbles avec obligation de réparer ensuite les chaussées ?

Dans le détail, à vous de piocher, la tâche est conséquente…

Et à l’intérieur des services ça donne quoi ?

Des surprises !

Une ribambelle de chefs qui, pour certains, se contentent d’être chefs d’eux-mêmes, de doublettes ou de triplettes.

Exemple au service bâtiment du Centre Technique Municipal. Le chef de service est secondé par un adjoint, également chef d’atelier, lui-même épaulé de 7 chefs d’ateliers (un par corps de métier). Au total les 32 postes sont répartis en 9 chefs et 23 agents exécutifs auxquels s’ajoutent un emploi d’avenir et un apprenti.

À l’inverse, un agent de catégorie B de l’administration générale se retrouve chef de l’équipe « courrier reproduction » pourtant autonome dans l’organigramme alors que les 2 agents des « archives et de la documentation » se voient chapeautés par un chef de service dédié.

Le directeur financier des « finances et des marchés publics » gère une adjointe et un chef de service, donc trois responsables pour… 6 agents.

Pour les écoles et la restauration scolaire, plus de 110 agents et là, curieusement, les 6 chefs de service,  bas de l’échelle indiciaire, gèrent chacun souvent plus de 20 agents sur deux ou trois écoles différentes. À la communication, un oubli : personne n’est détaché au désenfumage alors que le poste serait largement justifié (ni plus ni moins que dans les autres collectivités cantaliennes, reconnaissons-le). L’organigramme de ce service rattaché au cabinet du maire est animé par un chef de service secondé par un adjoint à la tête de 8 agents (rédaction, photo, vidéo…)

Cette présentation s’appuie sur l’organigramme adopté en comité technique paritaire le 27 janvier 2015. Des modifications, à la marge, ont pu être apportées : elles n’auront rien changé sur le fond. On devine aisément que les décalages entre les responsabilités des élus et le saucissonnage des tâches dans les services ne facilitent en rien la recherche d’efficacité qui serait souhaitable par et pour tout le monde. 

Pourquoi ne pas le dire ? (13 février)

Action sociale incontestablement positive.

Les bénéficiaires de l'action sociale de la ville apprécient les services rendus, les efforts consentis pour faciliter à tous l'accès aux infrastructures, la participation aux activités des Centres Sociaux. Seul bémol : pourquoi avoir mis des années pour trouver une certaine cohérence en matière de transport urbain ? 

Jusqu'à cette année, une maman aurillacoise au RSA pouvait utiliser pratiquement gratuitement les bus (2 euros par mois), ses enfants devaient payer comme tout le monde pour aller à l'école au collège ou au lycée (22,36 ou 27,8 par mois selon les abonnements). Cet écart était d'autant moins compréhensibles que les conseillers aurillacois approuvaient ces deux systèmes parfaitement incohérents. Aujourd'hui, parents et enfants seront logés à la même enseigne, celle d'un nouveau tarif social. Détail, important pour les personnes concernées : les parents qui payaient un abonnement plein pot pour l'année scolaire 2015/2016 pourront-ils bénéficier du tarif préférentiel à partir de ce début d'année civile 2016 ?

Programmation culturelle excellente, politique de réservation en question.

Tous les genres dans tous les domaines sont programmés pour le bonheur de tous... sauf que le système de réservation fait que les initiés sont encore et toujours les mieux servis.

Explications. Pour faciliter la vie des amateurs, il est possible de réserver, par téléphone, autant de places que désirées pour chaque spectacle. Ceux qui savent (qui le plus souvent auraient les moyens de se payer une place à un tarif non subventionné) se précipitent sur leur portable dès l'ouverture de la réservation. Les autres apprennent systématiquement que toutes les places sont réservées, qu'ils ne pourront pas voir le seul spectacle pour lequel ils s'étaient motivés. Une révision du système, visant à favoriser la fréquentation des plus éloignés de la consommation culturelle, serait la bienvenue...

 Coordination Ville/CABA

catastrophique pour la pratique musicale.

 La consommation culturelle est une chose, la pratique en est une autre. Sur le bassin d'Aurillac, il y a trente ou quarante ans, seuls les enfants des familles "aisées", ou supposées, apprenaient à jouer d'un instrument à l'Ecole de Musique. Brassage de populations, ouverture vers la culture, volonté politique nationale ont démocratisé la pratique musicale. Localement, la CABA et le département n'ont pas suivi contrairement à ce que l'on voit à peu près partout ailleurs autour du Cantal. L'Ecole de Musique, rebaptisée conservatoire, est restée municipale et, logiquement, la mairie d'Aurillac, qui fait le maximum pour ses ressortissants, fait payer plein pot les "étrangers". Résultat : des situations ubuesques. Un enfant aurillacois découvre le solfège, la clarinette, le violon ou le chant choral. Sa famille déménage à Velzic ou à Naucelles. La facture peut passer de 48 euros* à 342 euros ! L'objectif est évident : dissuader les parents non aurillacois d'inscrire leurs enfants au conservatoire d'Aurillac. 

Le président-sénateur-cumulard fait semblant de ne pas avoir conscience de cette aberration. Les maires et les conseillers qui l'entourent pourraient peut-être lui expliquer qu'il est plus que temps d'engager une démarche pour transformer le conservatoire municipal en conservatoire communautaire...

*Si la famille a de très faibles revenus, le CCAS d'Aurillac peut prendre en charge la quasi totalité de cette somme. 

Inégalités, suite.

Circulation et sécurité routière :

à la tête du quartier ?

Aurillac. Autour des établissements scolaires, ralentisseurs et zones 30 ont surgi à peu près partout. C’est une bonne chose, les parents vous le diront. Allez savoir pourquoi, tout un axe, fier de ses écoles, est oublié par la municipalité.

Avenue de Tivoli : rien pour ralentir la circulation devant la sortie de Saint-Joseph et les trois sorties de Tivoli;

Rue Georges Clémenceau : rien devant la sortie de l’école de Marmiers.

Mis à part quelques décamètres entre le boulevard de Verdun et le centre social de Marmiers, les automobilistes peuvent rouler à 50 à l’heure à tout moment de la journée et de la nuit. « Heureusement », l’état de la rue G.Clémenceau les incite à lever le pied s’ils ne veulent changer trop rapidement leurs amortisseurs. Ceux qui, par précaution, prennent en parallèle la rue de la Cère ne sont guère mieux lotis : fissures et rustines décorent un macadam négligé depuis des décennies.

Le boulevard des parlementaires a été recouvert d’une couche de roulement insonorisée. Les habitants de Tivoli, de Marmiers et des Camisières sont certainement moins exigeants. Est-ce une bonne raison pour les oublier alors que des projets de voies douces mijotent dans les esprits de nos édiles coupés d’une partie du monde ?

Roulez bolides comme s'il n'y avait pas quatre écoles dans la rue. Cliquez pour agrandir.
Simple passage clouté devant l'école de Marmiers. Au premier plan, petit aperçu de l'état de la chaussée. Cliquez pour agrandir.

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Commentaires

06.05 | 06:43

Merci Bernard pour ces informations
Le vérité fait vivre la démocratie il serait vraiment dommage que Testu se taise nous comptons sur toi à bientôt 😀

...
02.05 | 10:27

Bravo Bernard pour ce que tu as fait. Il faut maintenant organiser la passation de Testu aux citoyens qui peuvent et veulent le faire vivre. Réunion ? Quand ?

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02.05 | 08:40

Et toujours et encore le "Decorum"!!
Cela n'a rien d'étonnant!!

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01.05 | 21:52

Ici c'est .... Testu ! Ici c'est Testu !!! Une bien belle tribune..
Merci Bernard souhaitons que le plus grand nombre de citoyens découvre leur pouvoir d'agir !

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