Juillet mois des piques (surtout le 14)

Sommaire

Parallèles de Vic à Marseille. par S.M.

Conseil communautaire à Vic. par S.M.

Consensus selon Saint Philippe. par S.M.

Perdants ! Ce n'est pas le département qui fait la loi. par S.M.

Méconnaissance de la démocratie. par S.M.

Scénario d'un film de postures "Revenge Prog." par S.M.

Suite et fin de la nouvelle "Histoires d'amour". par CC

 

 

Les "distances" vont-elles augmenter au Conseil communautaire Cère et Goul en Carladès ?

Parallèles

Vic-sur-Cère. Dominique Bru, battue de 6 voix le 28 juin aux municipales, est élue présidente de «Cère et Goul en Carladès». Déni de démocratie hurlent les perdants !  L’élément de langage, sera rabâché, colporté, brandi.

Marseille. Martine Vassal, défaite sur ses terres des 6ème et 8ème arrondissements marseillais, est réélue à la tête de la métropole Aix-Marseille-Provence. Gênée de surcroit, par une enquête visant des élus, des militants et des candidats LR, elle avait renoncé, le 2 juillet, à un duel avec l’écologiste Michèle Rubirola, pour la mairie de Marseille. Pourtant son parti, LR, ne parle pas de déni de démocratie. Pas plus, Annie 6 voix Delrieu, maire de Vic ! Ni Bruno killer Faure, LR en chef du Cantal, ni Philippe le bel Matière.

 

Michel Albisson rend son tablier

Retour sur images au Conseil communautaire

Le futur ex président : Michel dos argenté Albisson, ouvre la séance. Male alpha sortant, il salue ses collègues, assurant que les conseillers communautaires siègent, pour le bien de toutes les communes et pas exclusivement au service de la leur. Il assure ses successeurs de sa disponibilité au besoin, puis cède la place à Jean-Baptiste Brunhes, maire de Cros-de-Ronesque, conseiller le plus âgé, en charge de présider la séance, jusqu’à l’élection du nouveau président.

Chacun des 26 élus siégeant jeudi 9 juillet, peut régulièrement briguer la présidence de la Communauté de communes Cère et Goul en Carladès.

 

Philippe Matière affirme qu'il vote Philippe Létang

Le consensus selon Philippe Matière

Philippe I have a dream Matière, prend la parole. Il appelle de ses vœux un président consensuel, ce qui (pour lui), veut dire : absolument issu de la majorité municipale vicoise. Au passage il fait fi des autres votants, oubliant (est-ce à dessein), d’élever son propos au niveau intercommunautaire !

 

 

Annie Delrieu n'avance pas masquée (mais qui se cache derrière le masque ?)

Votez comme je dis ! Sinon…

Annie moi ou le chaos Delrieu, lui succède, martelant que seul, un élu issu de la majorité vicoise (six voix contre le reste du monde), peut légitimement briguer le poste. Elle propose Philippe Létang. Il est, dit-elle disponible, expérimenté. Puis elle tonne : « S’il n’était pas élu, les vicois, ne comprendraient pas ». (Mais lesquels ? NDRL)

 

 

Dominique mère courage Bru, se lève pour présenter sa candidature, arguant de son expérience de 1ère vice-présidente, pour mener à bien les projets communautaires.

Philippe homme providentiel Létang se lève aussi. Il se prétend gentil candidat de dernière minute. Bon camarade, prêt à céder sa place à un maire siégeant ici, mais qui précise t-il, aurait été légitimement élu. (La ficelle est énorme.)

Elue !

Ite missa est

Vote à bulletin secret, 14 voix pour Dominique Bru et 12 pour Bruno Faure, heu pardon, Annie Delrieu, non, Philippe Létang (ou l’inverse).

La démocratie bafouée ?

Où est le déni de démocratie ? Et si l’inverse s’était produit, les coassements eussent-ils été émis ? Et quand Vic fut emportée par Annie la victoire en chantant Delrieu ? A-t-on entendus, les autos proclamés chantres de la démocratie bafouée, hurler à la lune ?

Assiste-t-on ici à un déni de démocratie, ou à un caprice d’enfants gâtés ? Est-ce dénier la démocratie, que ne triomphe pas partout une idéologie départementale de copinage ?

Universels perdants

Après la guerre des boutons, celle des postures ? Il ne faudrait pas que des bouderies, laissent tous les citoyens, universels perdants d’une guéguerre idéologique. Les vicois dans leur ensemble, ne sont pas que des enfants gâtés assis sur un tas, d’or qu’ils regardent fondre en geignant.

Des projets pas des larmes !

Car on le sait maintenant, l’or est soluble dans les larmes. Plutôt que de couiner, il faudrait peut-être penser à mettre des projets en face des milliards que promet le chef de l’état et qui faute d’emploi ne ruisselleront  pas ici.

Serge Menini

Film de la soirée, avant. Pendant. Après.

Ira t-elle jusqu'à la démission ?

Titre : « Revenge prog »

(comme il existe des « Revenge porn »)

Genre : Psycho-drame, mêlant anticipation, romance, haine, amour, érotisme, pornographie parfois.

Interdits aux enfants, sans adultes à côté pour leur expliquer les différents contextes.

Déconseillé aux mal-comprenant.

Certaines scènes peuvent choquer. Âmes sensibles s’abstenir.

Préliminaires vicois :

Arc-boutés sur une majorité de 6 voix pour 1099 votants (0,55 %), les élus vicois réclament la présidence de la Comcom, sans savoir si ailleurs, en Cère et Goul, d’autres citoyens le souhaitent aussi.

Par 14 voix contre 12, les représentants communautaires leur répondent non.

Acte deux. La posture de l'insoumis.

Après les discours et le vote, vient la proclamation. Dominique Viva Zapata Bru, occupera le trône de fer.

Immédiatement, Annie Kalimero Delrieu, se déclare «personnellement désavouée». Conséquemment, elle quitte la table, précédée de peu par Philippe je sais vivre Matière, lequel s’est levé une fraction de seconde avant elle...

Lui donne-t-il le signal du départ, ou marque-t-il sa galanterie d’homme chevaleresque, capable d’offrir le bras à l’outragée ?

(Je laisse au lecteur le choix d’envisager l’hypothèse qui lui sied le mieux. Testu est après tout, un journal d’opinion).

Acte trois. La posture du démissionnaire (moment coquin)

Avec 7 autres mécontents, la Madone aux mille douleurs lève le camp. Bronca dans le public. « C’est nul, tance la foule des 12 spectateurs. Vous êtes nuls ! »

La presse fébrile prend note, dans le crépitement des appareils photos.

Las, Annie martyrisée Delrieu, et les siens n’entendent plus, ils sont en marche, pour partir loin, très loin, très très loin. Plus loin même que Polminhac. Philippe Kaa Matière, le susurre à tous : « En route Proserpine, allons, sinon au bout du monde, du moins à la CABA. L’herbe y est plus verte, l’eau plus fraiche et l’air plus sain ».

Debout avant d'être en marche !

Pourtant, Philippe not’ bon maître Matière, quand on n’est pas sûr… On dit peut-être.

En amont du conseil, le prince de Raulhac, avait expédié (avec copie, à toutes les mairies), sa réponse à Michel Albisson, lequel convoquait le 6 une assemblée préparatoire au conseil du 9. Après les bienséances d’usage, il l’enjoint, de «revenir à la raison» et d’encourager la candidature d’un postulant, issu de la seule majorité vicoise, suggérant fermement que les autres conseillers, en fassent autant. Evidemment, cela n’a pas plu à tout le monde de se sentir aux ordres !

D’autant plus que depuis un moment, Bruno Corleone Faure, s’agitait en coulisse, expliquant, qu’il garderait en mémoire, le résultat de ces élections.

Dès le début du conseil, Philippe tout puissant Matière, appelle à voter contre Dominique Bru, au nom (affirme t-il), de la dignité, de la décence, du savoir faire, de l’habitude, de la morale même.

Il menace de quitter la Comcom

Sinon, il menace  de quitter la Comcom (et tout Raulhac comme un seul homme avec lui, pense t-il). Vic suivrait et d’autres encore, excipant du fondement de l’article L. 5211-19 du Code général de collectivités territoriales (CGCT) où, par dérogation et dans les conditions prévues par l’article L. 5214-26, la loi autorise le départ, sans le consentement des quittés.

Les gardes fous

Néanmoins, le législateur a dressé des gardes fous. Il faut (entre autres) que la Communauté receveuse consente à accueillir l’impétrant et qu’elle en soit limitrophe.

Les ruines de Cère et Goul

A moins d’un jeu de billard à 8 bandes, on imagine mal la CABA, accepter des dissidents « divers droites » et « en marche », arrivant des ruines qu’ils auraient laissées de Cère et Goul. Et aussi (détail important), la continuité n'existe pas entre Vic et Aurillac

Resterait alors pour Philippe dynamitero Matière (s’ils en veulent), la Comcom « Aubrac, Carladez et Viadène » (dont Vic alors serait exclue, car pas de continuité entre Vic et Raulhac). Annie 6 voix contre le reste du monde Delrieu, deviendrait l'artisan d’une fusion obligée et bâclée, dans laquelle Cère et Goul perdrait ses compétences, au profit d’une entité dont elle ne serait plus le tout, mais une infime partie. Et 537 électeurs vicois, emmenés par méconnaissance du fonctionnement des institutions, seraient tenus responsables d’une fusion ratée.

Autre effet pervers, Dominique chiffon rouge Bru, présidente de Cère et Goul, deviendrait de droit, vice-présidente de la CABA.

Tout reste à faire. Mais, tout pour tous, tous pour tout, ou le tout pour le tout ?

Final en forme de romance d’anticipation

Si Cère et Goul qui veut grandir, restait unie et osait. La Communauté de communes Aubrac, Carladez et Viadène est à ses portes ! L’Aveyron, ses plages ensoleillées, ses palmiers, ses citronniers ! Mur de Barrez, Laguiole, Sarrans et sa taxe professionnelle, hum ?

L'Aveyron c'est tendance

Et puis, l’Aveyron c’est tendance. Du fric, du soleil, du sourire. Comme une petite Californie à portée de vélo. Même les écolos seraient d’accord. Et la vallée du Goul serait au centre de ce monde riant. Peut-être même Aurillac devant tant de prospérité, demanderait à nous rejoindre. De Dienne à Maurs le Carladès (ez dans l’Aveyron) recréé. Cela n’aurait-il pas une autre gueule que des chamailleries pour des miettes de pouvoir ? 

Serge Menini

Je t'aime, je te quitte !
Est-ce un adieu définitif ?
Il ne faut jamais, dire jamais.

 

 

 Et maintenant pour oublier la réalité, suite et fin de notre fiction

Histoires d'amour 3/3

 

(Résumé de la deuxième partie : Bernard est consolé du décès de sa femme par une promotion inespérée.)

Vermont s’éloigne vers le buffet. Jacques a choisit l’option « Collation déjeunatoire » du traiteur, maximum d’effet pour minimum de coût. La famille Bélanger est connue pour son sens de l’économie.

Martine surgit, dans une robe Breakfast at Tiffany’s, version courte. Elle l’embrasse. Petit nuage parfumé.

- Enfin quelques minutes juste toi et moi ! Que de monde ! Cela ne m’étonne pas : Elizabeth était si attachante. Comme nous allons la regretter… Jean te demande pardon de ne pas être à tes côtés aujourd’hui. Mais tu sais ce que c’est : quand la société commande, il obéit. C’est un bon petit soldat. Elle soupire.  Je me sens bien seule, parfois, sans lui. Avec lui aussi, quand j’y pense.  Puis, sans baisser la voix : En fait, les seuls moments où il me saute, c’est quand il rentre de voyage. Après avoir lu Lui dans l’avion… Ah, je vois bien que je t’ai choqué, ajoute-t-elle en riant doucement. Tu étais là, catatonique…  Je voulais te réveiller un peu. Tout à fait déplacé, je sais, mais c’était de bon cœur… Tu me pardonnes ? Tiens, je m’en vais dans quelques jours, mais nous serons de retour en août : passe-nous un coup de fil si tu es à Paris. Nous dînerons ensemble chez nous, enfin, dans l’appartement que nous prête la société. Un peu impersonnel, mais très bien et en plein 16ème. Et si Jean est absent, ce n’est pas grave... 

Elle lui glisse un bout de papier. Bise papillon, au revoir de la main, et la coquette disparaît. Bernard, qui avait reculé dans le rideau, se redresse… un moment de panique, le réflexe presque de devoir se reboutonner précipitamment, car approche à son tour une femme toute grise, de cheveux comme de tenue, très grande, la bouche come une balafre rouge et des yeux d’un bleu perçant. Avec une autorité lente, elle s’interpose entre son refuge et le brouhaha de la pièce :

- Monsieur Marchand, ma famille et moi-même vous présentons nos condoléances. Vous ne me connaissez pas, seulement ma fille. Je suis madame Letuiller.

Les yeux, bien sûr. Beautiful eyes, my love. La, la, la. Quelle journée.

D’une voix ferme et sans émotion apparente :

- Je me suis permis de me faire inviter à votre réception. Autant battre le fer quand il est chaud… Vous avez gravement compromis l’avenir de Michelle. Maintenant que vous êtes libre, il va de soi que vous allez réparer tout cela. Ne souriez pas et écoutez-moi sans m’interrompre. Vous allez l’épouser avant son accouchement, disons en juin. Cela se fera à Paris, discrètement. Nous nous passerons d’église. Vous demeurerez bien entendu sur place. Je crois que Monsieur Vermont vous a déjà présenté votre nouvelle affectation dans la capitale. Lorsque vous reviendrez ici plus tard, si vous revenez, la taille de votre famille ne suscitera pas de commentaires. Comment ? Oui, oui, ne vous faites pas d’illusion : votre président, qui est un ami de longue date, a gentiment offert votre « promotion » par affection pour Michelle. Il attend de vous que vous acceptiez ce généreux cadeau de mariage. Le clerc de mon mari vous contactera dès demain pour fixer les détails.

Elle le quitte sans ajouter un mot, va noblement présenter ses condoléances à Jacques et à l’abbé. Qui n’ont toujours pas adressé la parole à leur beau-frère. Celui-ci se dirige vers la partie alcoolisée du buffet.

Paris

Retour de la clinique. Bernard pénètre dans l’appartement, qui sent encore la peinture. Anne-Marie court dans les bras de sa nounou pour tout lui raconter sur son nouveau petit frère. Réfugié au salon, l’heureux papa s’affale sur le sofa. Un temps, deux temps. Il se relève, se dirige vers le téléphone. Il sort un papier de son portefeuille, le déplie et décroche. Il compose le numéro griffonné.

- Allo, Martine ? Bernard Marchand à l’appareil. Votre invitation tient toujours ?

 FIN

Commentaires

16. juil., 2020
Un lecteur nous écrit
il y a eu une élection avec deux candidats. Un vote a donné une majorité à Dominique BRU. La démocratie s’est parfaitement appliquée.
Le déni de démocratie est du côté de ces élus qui ont quitté la salle. Ils refusent un résultat issu d’une urne. Je suis très triste pour tous les ressortissants de notre territoire, qui va devoir faire face à une crise économique sans précédent. Alors Madame le Maire de Vic, Monsieur le Maire de Raulhac, Mesdames Messieurs les Conseillers communautaires de Vic ressaisissez vous.
Mettez vous en ordre pour que cette nouvelle mandature soit fructueuse pour nos vallées.
Montrez vous grands et ambitieux pour nous, habitants de la communauté Cère et Goul en Carladès.
Dégagez vous des pressions.
Soyez vous-même.
Oubliez les ambitions politiques d’un homme.
Jouez collectif.
Merci

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P. Dorant | Réponse 17.07.2020 15.07

Merci Testu, effectivement vos reportages sur le monde local nous éclairent au niveau national. Y aura-t-il encore de ces lettres d'Amérique, si intéressantes ?

Serge Menini 17.07.2020 15.18

Vous êtes nombreux à aimer la prose de Christine. Elle est comme nous tous, bénévole... Et à ce titre fait comme elle veut
Notre salaire : Vos encouragements !

Jeanne Marin | Réponse 17.07.2020 14.50

Mort de rire, pourtant l'histoire est triste. Doit pas être content P. Matière de cette façon de le traiter, aujourd'hui, lui que vous interviewiez il y a 1 an!

Serge Menini 17.07.2020 15.14

Je ne sais pas… Il a eu, lui, l'élégance de téléphoner pour dire citant Beaumarchais
"Sans liberté de blâmer, pas d'éloge flatteur"
D'autres font la gueule !

Michel Verniole | Réponse 16.07.2020 11.29

La suffisance
'n' est pas acceptable en démocratie Chaque vote. est spécifique
Dominique Bru à été élue par ses pairs ses compétences ont été
recompensees

Evariste Malfroquet | Réponse 15.07.2020 22.02

La Posture du démissionnaire hihihi... Veni, vidi, veni. Vous êtes un insolent Mr Ménini. Continuez comme ça !

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Commentaires

21.07 | 09:27

L.R. , ils veulent tout mais ils ont Moins et le département ça fait déjà beaucoup ; de plus ils ont en gestation un candidat sénateur masqué, là ça fait trop !

...
17.07 | 15:18

Vous êtes nombreux à aimer la prose de Christine. Elle est comme nous tous, bénévole... Et à ce titre fait comme elle veut
Notre salaire : Vos encouragements !

...
17.07 | 15:14

Je ne sais pas… Il a eu, lui, l'élégance de téléphoner pour dire citant Beaumarchais
"Sans liberté de blâmer, pas d'éloge flatteur"
D'autres font la gueule !

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17.07 | 15:07

Merci Testu, effectivement vos reportages sur le monde local nous éclairent au niveau national. Y aura-t-il encore de ces lettres d'Amérique, si intéressantes ?

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