Quand la com tue le dialogue.

Lendemains qui déchantent

Carte scolaire, victoire à effet boumerang.

14 janvier 2014, Calmette, Jarlier, la Rectrice d’Académie…  jouent les stars : signature d’une convention qui fige le nombre de professeurs des écoles pour les trois ans à venir.

9 septembre 2014, annonce de Pierre Mathonier à propos de la sectorisation sur Aurillac : « c'est un travail qui ne pourra se faire qu'en concertation, avec les équipes enseignantes, les DDEN, les parents d'élèves et l'inspection académique ».

8 décembre 2014. En cours d’étude, création d’un pôle petite enfance à Jean Baptiste Rames. Discrètement mais efficacement, les parents d’élèves, classes moyennes plus qu’influentes, interviennent. Projet abandonné officiellement pour des raisons budgétaires et logistiques (les élus parlent de «  bâtimentaires »). Poursuite des études et des embrouilles en petit comité.  

Début juin 2015, Claudine Fleys, adjointe à l’éducation déclare sur Aurillac Infos : « nous débutons maintenant la phase de partage du diagnostic avec les acteurs locaux, à savoir les élus, les directeurs d’école et les parents d’élèves ainsi que l’éducation nationale. Nous devrions pouvoir présenter d’ici fin juin le futur schéma du tissu scolaire aurillacois », il est plus que tant !!! 

29 juin. Fin du faux suspens. Pierre Mathonier ferme l’école maternelle J.B. Veyres et Marmiers. La décision était déjà prise depuis début juin puisqu’elle était annoncée dans Aurillac Infos de juin. À son arrivée à l’Espace Hélitas, Pierre Mathonier venu partager ses décisions est hué par les parents d’élèves, allergiques à la tentative d’anesthésie sans concertation préalable.

Cette décision est catastrophique. S’il fallait mieux assurer la mixité sociale, fallait-il demander à ceux qui sont déjà en difficulté d’en rajouter une de taille en leur imposant de changer d’école ? C’est connu, une grande majorité d’élèves de Marmiers sont des enfants de la 1ère ou de la 2ème génération de l’immigration. Déjà une rumeur circule : pourquoi pas une école coranique pour compenser la suppression de l’école publique ? N’était-il pas possible de distribuer les effectifs en gardant les deux écoles ouvertes, quitte à supprimer des classes dans chacune d’elles ?

Avec un minimum de recul, comment ne pas constater qu’une fois de plus l’État s’est déchargé du sale boulot sur les collectivités territoriales. Si des postes sautent à Aurillac, ministère et supporters locaux de Sarko, s’il en reste après le soutien affiché de Descoeur à Juppé, doivent doucement rigoler car il sera facile de rappeler lors d’une prochaine campagne : le maire socialiste a supprimé des postes d’instits à Aurillac… total revirement d’ambiance par rapport au 14 janvier 2014.

Extrait de la convention...

aux effets kiss cool mal maitrisés.

Article V : engagements réciproques de l’académie de CLERMONT-FERRAND et des élus du
CANTAL
La neutralisation des effectifs ne peut se faire que dans le cadre de la convention mise en application dans le département du Cantal pour 3 ans à compter de la rentrée 2014. Elle conditionne l’absence de retraits d’emplois (équivalant à environ 21 postes sur la durée de la présente convention) et l’amélioration de la
qualité du réseau scolaire prenant appui sur des projets scolaires et périscolaires, du service public du numérique éducatif et de la formation initiale et continue des maîtres.
Les partenaires signataires prennent les engagements suivants :
– création de regroupements pédagogiques intercommunaux dans l’intérêt des élèves et de leurs apprentissages ;
– mise en place progressive de réseaux pédagogiques adossés à des collèges, se fondant sur le nouveau cycle 3 et les conseils pédagogiques écoles- collèges prévus dans le cadre de la loi ;
– développement de dispositifs pédagogiques permettant de répondre aux besoins de scolarisation en termes quantitatifs et qualitatifs (scolarisation des enfants de moins de trois ans, dispositif « Plus de maîtres que de classes », élèves à besoins éducatifs particuliers, développement de l’ENT 1er degré ;
– identification par l’Éducation nationale, après concertation, des zones à étudier et des zones fragiles. S’y ajoute l’évolution de la démographie pour déterminer le nombre de classes à ouvrir, à protéger, à regrouper, à fermer sur la durée de la convention ;
– approches qualitatives et quantitatives des conditions de scolarisation dans le cadre d’une politique d’aménagement du territoire (labellisation d’écoles à partir d’une charte départementale).

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Commentaires

24.10 | 19:16

Vivement que le projet de la sablière vois enfin le jour !! Centre ville trop chère, aucune concurrence !

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17.10 | 11:40

Bonjour bravo pour votre reportage ...pour la gare de st flour, la nouvelle est vraie...il suffit de vérifier auprés du chef de gare...suite au prochain numéro.

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16.10 | 18:37

Malheureusement l'éolien industriel ne marche pas. Peut-être de petites unités perso pourraient être une solution, couplées à d'autres sources et des économies

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16.10 | 13:09

Mais mes amis CARREFOUR c'est du pipo , le géant du discount allemand s'installe ET CONSTRUIT à côté de Casino et personne n'en parle.......

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