Le Cantal flirte avec la Corse

Mise à jour du 25 août 2016

Rappel : auriez-vous négligé de vous inscrire au 20 ème anniversaire de l’article « Le Cantal… ou la Corse sans les bombes ». Si oui, reportez-vous à l’annonce ci-dessous et faites vite : les bénévoles que nous sommes avons besoin de savoir combien nous serons le 3 septembre pour nous organiser et faire les courses. Inscrivez-vous avant le 30 août, dernier délais par mail, même si votre chèque arrive après.

Pour vous donner une idée des sujets qui seront abordés, petit aperçu, ci dessous, de la production électrique « agricole » dans le Cantal. 

Rentrée ou éternel recommencement ? 

Rentrée… mais rediffusion du feuilleton affligeant de 2012. Seul pays d’Europe où un battu peut avoir la prétention de se représenter, malgré ses innombrables casseroles, et où un sortant, décrié par 75% des citoyens, se considère indispensable pour continuer ce qu’il a entrepris : abandon des territoires ruraux, accroissement des inégalités pour ne parler que de sujets qui nous préoccupent directement.

Dans notre Cantal, Mézard, dit de gauche, est à la manœuvre : à l’assemblée, en juin 2017, il veut Descoeur et Marleix, porte-drapeaux de la droite. Il les aura si le sursaut espéré par certains n’a pas lieu. Sans le dire publiquement, il espère que l’interdiction du cumul sera abandonnée, histoire de poursuivre sa politique du tape à l’œil sportif, festif et consensuel pour masquer son incompétence à gérer les ordures ménagères et à développer durablement l’économie locale.

Pour montrer qu’il est toujours là partout, malgré sa promesse de ne pas cumuler, Delcros vient (enfin) de justifier son audacieux mirador de Neussargues (voir photo en bas de page).

Voie sans issue ?

Certains vous diront que les politiques ne sont pas à la hauteur mais que les représentants des entreprises sont là pour sauver les meubles. Parlons-en avec deux détails révélateurs.

À la CCI du Cantal on se considère comme une entreprise (voir photo en bas de page) et plus comme un organisme consulaire représentant des entreprises.

À la Chambre d’Agriculture, il parait que l’ « équilibre est dans le pré ». Une chose est certaine : certains « hauts » dirigeants agricoles n'oublient pas de se préoccuper des intérêts particuliers de quelques-uns.

Michel Lacoste, ex président du CIF, invité au bureau de la FDSEA, partisan, avec Chantal Cor, de la suppression des quotas pour retrouver la liberté de produire du lait, a compris que l’avenir, de l’agriculture industrielle qu’il souhaite, passe par la production… d’énergie électrique ! S’il ne conseille pas aux agriculteurs cantalous, qu’il est sensé défendre, de faire comme lui, il met toutes les cartes de son côté pour se construire un petit empire façon Beulin, président de la FNSEA.

Plusieurs amis de Testu ont été troublés en voyant que les sièges sociaux de deux entreprises présidées par Michel Lacoste avaient déménagé le 30 juin dernier… au 26 rue du 139ème Régiment d’infanterie, à Aurillac, pile à l’adresse de la Chambre d’Agriculture. Imaginons que c’est légal, et  allons faire un petit tour dans ces deux entreprises privées.

CAP’EN15 produit de l’électricité dans 21 établissements secondaires qui produisent de l’électricité ( Quézac, Maurs, Marcolès, Calvinet, Naucelles, Badailhac, Chanterelle…). Parmi ses actionnaires on retrouve de nombreux dirigeants ou anciens dirigeants de la FDSEA, des JA ou de la Chambre d’Agriculture. Président à partir du 24/12/2011, Joël Piganiol, actuel secrétaire adjoint à la Chambre,  a passé la main à Michel Lacoste le 24/12/2014. C’est flou mais on comprend.

Avec la deuxième société on ne comprend plus, ou plutôt si, on comprend que tout est fait pour brouiller les pistes. Même schéma mais, si SAS ENERGIE GAC, présidée par Michel Lacoste depuis le 5/07/2014, produit aussi de l’électricité dans des établissements secondaires, curieusement, ces établissements secondaires ont deux et parfois trois, comme à Prunet, numéro SIRET alors qu’ils n’ont qu’une seule adresse dans les différentes communes (Paulhenc, Prunet, Arpajon sur Cère, Paulhac, Marcenat).

Avant Michel Lacoste, Alain Troupenat, actuellement actionnaire de CAP’EN15, occupait la présidence.  

Vous avez peut-être, l’impression qu’ils sont une poignée à chercher la meilleure façon de se faire du pognon. La financiarisation de l’agriculture industrielle pourrait enrichir quelques-uns, elle risque fort d'être une voie sans issue pour tous les paysans qui font vivre la ruralité.

Mise à jour du 5 août 2016

Cette fin de semaine, le temps frisquet pourrait vous donner l’envie de partir au soleil. Si vous en avez les moyens, faites un saut à Ajaccio. Notre président empereur, par ailleurs sénateur, a négocié avec « HOP ! » l’ouverture d’une ligne Aurillac Ajaccio. Si vous partez samedi 6 d'Aurillac, il vous en coutera 163,81 €, n’attendez pas dimanche, le tarif monte à 471,81 €. Pour revenir d'Ajaccio vous aurez le choix entre le vendredi 12 (418,81 €), le lundi 15 (353,81 €) ou le mardi 16 (303,81 €). (chiffres constatés le 5/08 à 14 heures).

Par convention, l’aventure de cette ligne devrait s’arrêter le samedi 3 septembre… mais on continuera cependant de parler des coutumes de l’Île de Beauté puisque, pur hasard du calendrier, nous avons choisi cette date pour vous inviter à venir échanger à l’Espace des Carmes à Aurillac sur le thème :

« on n’a pas tous les jours  20 ans »

Commémoration avec les amis de TESTU de la parution de l'article culte

« Le Cantal ou …

la Corse sans les bombes ».

 

Le 29 août 1996, sous la plume de Thierry DESJARDINS, LE FIGARO publiait un article fameux qui est resté dans toutes les mémoires. Dès le lendemain, LA MONTAGNE,  manifestement sous le choc de la surprise,  se contentait de rédiger,  page 2, en 6 petites lignes, dans un très modeste encart :

« Dans son édition du 29 août, un grand quotidien parisien a publié un reportage sur le département du Cantal. Cet article a suscité un vif émoi dans notre région. Nous aurons donc l'occasion de revenir dans nos prochaines éditions sur les problèmes évoqués par ce journal. »

 Le 31 août, cette fois un peu plus en verve, dans un article riche en précautions de toutes sortes, celle-ci titrait :

«  BOMBE MEDIATIQUE » Le Cantal a mal à son image. »

Et c'était parti … Depuis, on en parle et la référence y est régulière. À l'éclatement de chaque nouvelle affaire,  les citoyens  qui dorénavant connaissent la chanson par cœur s’interrogent :  « ça continue ?» 

Les Amis de TESTU ne pouvaient laisser passer  l’idée de fêter le 20 ème anniversaire de l’article culte qui a fait son chemin…

 Ainsi, le samedi 3 septembre, Espace des Carmes, à partir de 15 heures, en présence de Thierry DESJARDINS, nous  organiserons un après-midi au cours duquel l'article de 1996 sera décortiqué  (l’inventaire des affaires évoquées et le sort qu'elles ont  connu) et  les grands sujets actuels de la vie politique et du développement à la cantalienne, abordés.

Bernard BONHOURE,  présentera les débats.

Thierry DESJARDINS  évoquera les conditions dans lesquelles il a rédigé son article.                            

Jean-Claude MUETet d'autres témoins de l'époque  feront appel à leur mémoire. 

 À  18H00, le modérateur de la réunion, Patrick LE CELLIER, conférencier spécialiste du monde coopératif, blogueur sur le site Médiapart, dressera le bilan de l'après-midi.

À 18H30, la toute jeune ACADEMIE GERBERT remettra le 1er Grand Prix GERBERT à Thierry DESJARDINS. 

Des agapes citoyennes clôtureront cette mémorable journée.

Dès à présent, du fait du nombre limité de places,

INSCRIPTIONS obligatoires auprès de l'Association AGIR.

Utiliser impérativement le bordereau ci-dessous.

Sélectionner, imprimer, remplir, poster sans oublier le chèque !!!

Bordereau d’inscription

20ème ANNIVERSAIRE

« Le Cantal ou … la Corse sans les bombes »

NOM :_____________________________________

PRENOM :__________________________________

Tél portable (pour envoi éventuel sms) :___________________________

E-mail :______________________________________

Participera à l’après-midi du 3 septembre 2016

Accompagné (e) de : _____personnes.

Tarif 10 euros pour participation aux frais d’organisation à partir de 15 heures, apéritif et repas. Les boissons consommées pendant la pause et le vin consommé avec modération pendant le repas seront vendus à prix coutant arrondi (à l’euro supérieur).

Merci de retourner ce bordereau d’inscription accompagné d’un chèque de __________€

à l’ordre de : AGIR, à l’adresse suivante : AGIR 16, rue de Merly 15130 SAINT SIMON

 

Avant le 30 Août 2016.

 

Pour obtenir le bordereau, version papier, il suffit de le sélectionner et de l’imprimer. En cas de difficulté, m’appeler au 06 74 10 88 98 et laisser un message si je ne réponds pas : il n’y a pas que Testu dans la vie ! 

NB : cette rencontre, à caractère privé, entre amis ou soutiens de Testu et citoyens sensibilisés à l’avenir du Cantal, sera strictement réservée aux personnes ayant préalablement effectué leur réservation. Merci de votre compréhension. 

Suite aux dernières régionales, les CCI auraient-elles perdu leur statut de Chambres consulaires pour devenir des entreprises ?... à moins que, dans le Cantal, on ne connaisse pas le sens du mot entreprise.
Bernard Delcros, Maire de Chalinargues, Conseiller général de Murat, vice-président du Cantal, membre de l'inutile Sénat, a trouvé une justification aux centaines de milliers d'euros dépensés au nom de l'audace pour la construction de son Mirador de Neussargues. Tous les responsables d'animations pourront désormais suivre l'exemple venu d'en haut et enlaidir un peu plus le Mirador à chacune des manifestations proposées.

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Alertr | Réponse 01.06.2018 12.40

ET ENCORE, LE CANTAL EST TRES LOIN D ARRIVER A LA CHEVILLE DE LA HAUTE GATONNE JE VOUS LE GARANTIE !!!! NI A L EPOQUE NI AUJOURD HUI !@@

CARO | Réponse 28.09.2016 11.24

Parlons en de "Neussargues en pinatelle", la géographie s'est plus cela... bref les consensus sont les consensus.

Alaska | Réponse 16.09.2016 17.59

oui l'ami mais rappelles toi que cette tour marque l'entrée de la "delcrosie" et se situe dans la future "Neussargues en pinatelle" eh l'ami faut-il en rire ?

volteface | Réponse 06.09.2016 19.50

Gens de gauche on va bientôt nous demander de voter aux primaires de la droite! carte d'électeur va partir à la poubelle.

girouette | Réponse 06.09.2016 19.46

Le cantal est sauvé avec la venue de macron ne manque plus que tapie J'ai honte d'avoir voté pour des tourneurs de vestes.ne soyez pas surpris de l'abstention.

L'Idiot | Réponse 26.08.2016 09.44

Vous avez remarqué... ILS ne se disent plus agriculteurs ou paysans, mais EXPLOITANTS. Le glissement sémantique en dit très long sur l'état d'esprit qui prévaut

jacqouille | Réponse 26.08.2016 09.35

Se sont tous des Présidents de quelque chose en passant de ladinhac ,leucamp etc..à la fnsea ,cdja on sait manger la laine sur le dos des petits.

Denis Wénisch | Réponse 02.02.2014 01.44

Tant que vous croirez à l'"enclavement" d'Aurillac, les élus coupeurs de rubans (et de virages) peuvent dormir sur leurs deux oreilles.

max | Réponse 01.02.2014 22.47

les bonnes questions sont là

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Commentaires

19.09 | 13:37

Aie aie aie ferme ta bouche Testu, tu en dis trop... Tu vas nous en énerver plus d'un. Les heureux élus peuvent aussi refuser ces "émoluments" !

...
19.09 | 11:52

le volume des déchets avait été très mal évalué par les élus. Le COLSEB par son action a protégé la biodiversité fait évité en sus des dépenses inconscientes.

...
13.09 | 10:33

Youpie, Testu reste dans la place, ne baisse pas les bras et nous offre un florilège de brèves. Vous avez failli nous manquer. Manquerait plus que ça !

...
09.08 | 14:38

Bonjour
L'économie, comme vous le remarquez semble la solution adaptée. Mais qui ira expliquer aux peuples "émergents" qu'il faut ne pas vivre comme nous ?

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