Débattons, parole de Macron.

Au sommaire : 

2019, le grand tournant ? Un voeu : oublier la communication pour revenir à l'information. B.B.

Mon journal pendant la drôle de révolution (des gilets jaunes) J.C.M.

Sansac Veinazès, zone de non Droit ? avec message à Madame le préfet. B.B.

Zone d'inactivité de Lafeuillade. B.B.

Élections à la Chambre d'agriculture. B.B.

Vous avez dit violence. B.B.

De l'infiniment petit à plus grand... S.M.

Barraminothérapie. 4ème et dernier volet de la nouvelle de Serge Menini. 

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2019, le grand tournant ?

Quand on a la santé… Que 2019 apporte, à tous, la possibilité de profiter des bons moments de notre court passage sur cette terre consciencieusement malmenée par l’appétit gargantuesque de faiseurs/profiteurs de croissance supposée sauver l’Humanité.

Malgré ses richesses, la France ne va pas mieux que ses voisins et le Cantal se demande s’il trouvera le bonheur dans ses prés. La question se pose effectivement. Ne faudrait-il pas commencer par établir un état de lieu pour éviter de dilapider l’argent public sur un court terme déconnecté des besoins durables ?

Trois exemples :

Le réchauffement climatique est là. Réduire la consommation énergétique et préserver les ressources en eau sont d’une impérieuse nécessité : la neige artificielle, un gaspillage caricatural de notre société des loisirs ?

En France et en Europe les grandes enseignes de la distribution réinvestissent les centres villes et les quartiers : pourquoi Aurillac et son bassin feraient-il exception à la règle en voulant un Carrefour à la Sablière ?

Milliers de logements inoccupés à Aurillac et dans le Cantal. Réhabiliter créerait de l’emploi. Gros projet : démolir rue de Marmiesse, à deux pas du centre commercial du même nom et reconstruire du neuf ailleurs.

Agriculture industrialisée, implantation sauvage d’éoliennes, remise en cause de la gestion des barrages hydroélectriques, délocalisation des centres de décision, la liste serait encore longue.

Des millions d’euros sont en jeu : dépensés en investissements discutables ils manqueront pour le fonctionnement des services utiles à la population.

Vous l’avez certainement remarqué : si les gilets jaunes ont des revendications diverses, ils ne demandent pas d’investissements pharaoniques dans aucun domaine, ils veulent mieux vivre, ils veulent des services effectivement au service du public.

Pourquoi a-t-il fallu attendre les gilets jaunes

pour que ces objectifs soient mis en avant avec force ?

Si les réponses sont multiples, la communication politique, qui n’est plus que propagande est largement responsable. En voulant anesthésier la population à travers les réseaux sociaux, la politique spectacle télévisuelle*, la presse quotidienne, les innombrables magazines des collectivités territoriales, la classe politique a creusé le fossé qui s’élargit entre ceux qui vivent sans souci du lendemain et ceux qui survivent au jour le jour.

Que 2019 soit l’année d’un grand tournant, du coup d’arrêt à la communication, à la pseudo pédagogie, que 2019 soit l’année de l’avènement d’une information qui respecte la population parfaitement capable de comprendre quand celui qui s’exprime parle clairement... et ne se renie pas le lendemain. Tel sera le premier vœu du blog des Amis de Testu.   

NB : si vous avez encore un doute sur le délire de nos élites et pour ne pas mettre en cause systématiquement ceux qui occupent, à titre provisoire, les postes à responsabilité dans le Cantal, prenez le temps de découvrir le projet de stade à Nantes.

Nantes possède un grand stade qui ne pose aucun problème : la Beaujoire, 37 500 places. Le club local de rugby, division inférieure au stade aurillacois, joue sur un stade de 3 000 places et a du mal à le remplir, c’est à moitié.

Projet : un stade neuf de 40 000 places pour accueillir le foot des J.O. en 2024 et le club de foot ensuite (23 152 spectateurs de moyenne en 2017/2018) puis envoyer le rugby jouer à la Beaujoire, enceinte au moins 15  fois trop grande !!!

*Qu’un  journaliste soit victime de violence physique est inadmissible. Que certaines stars des télés ou des radios nationales soient  montrées du doigt est parfaitement justifié. .

Quand on suit régulièrement les informations sur les grandes chaines comment ne pas se demander si les écoles de journalisme ne sont pas des annexes de l’ENA, tellement la similitude entre le discours politique et sa couverture médiatique  saute aux yeux.

Les journaux télévisés ne présentent plus des informations mais des concentrés d’opinions à partager. Au lieu d’annoncer : « voici quelques éléments de réflexion », les présentateurs et présentatrices choisissent de donner leur avis en imposant des formules du type « ce qu’il faut retenir de… » ; « ce que l’on peut dire de… » ; « voilà ce qu’il faut savoir de… » ; « ce que Macron explique dans sa lettre » (sans donner l’intégralité de la lettre en question).

Les citoyens ont besoin d’informations pas d’opinions préfabriquées par les conférences de rédactions parisiennes.

B.B.

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Après que le Père Noël soit passé…

Mon journal pendant la drôle de révolution (4).

17 janvier : Il s’est passé tout juste un mois depuis notre dernière parution. Il en a coulé de l’eau sous nos ponts, ce qui aura permis, au fil des évènements, de noircir quelques pages desquelles j’extraie, un peu en vrac, les quelques lignes qui suivent.

Le dossier Gilets Jaunes n’en a pas fini d’occuper les esprits et il y a fort à parier que, demain encore, violences ou pas violences, il s’y maintiendra.

A propos des violences (qui en scandalisent quelques uns ces jours-ci – vérifié ici ou là, des partisans farouches du pouvoir en marche, râlent tout en omettant de prévenir qui ils sont précisément et quel bois les chauffe …), il convient effectivement de dénoncer la façon dont de simples témoins qui ont eu le grand tort de se trouver au mauvais moment là où il ne fallait pas être ont été les victimes de forces de l’ordre mal commandées aux mains desquelles se trouvent des matériels qui sont, de fait, de véritables outils de guerre, à l’origine de quantités de blessures graves depuis le début du conflit, en novembre. Quant au déchaînement d’un seul, le boxeur de la passerelle Solferino, on en a beaucoup rajouté à son sujet jusqu’à nommer d’ultra ceci, ultra cela quelqu’un qui a manifestement été considérablement irrité par le fait de voir de simples témoins copieusement passés au lacrymogène. Celui-ci, en réaction, on a vu la séquence de multiples fois (toutes les télévisions ont diffusé sa performance), s’est défoulé de façon spectaculaire sur des gendarmes mobiles. Cela valait-il si énorme pataquès ? Lorsque des pompiers appelés en secours prennent sur le museau frigidaires et autres stars de nos cuisines jetés du 12ème étage voire d’encore plus haut, on n’entend que rarement ce genre d’apitoiements et de cris d’orfraie pour dénoncer cette vraie violence. N’est-ce pas ? ...

Cela dit, nul ne sait donc comment la situation va évoluer. Il est évident que nous n’en sommes pas encore rendus au début de la fin. D’autant qu’on fait, chaque jour un peu plus, dans le lamentable avec la découverte d’un certain nombre d’anomalies persistantes dans la conduite des affaires de l’État. L’argent disparaît et personne ne s’en inquiète quand celui-ci serait bien utile pour dissiper bien des problèmes. Dans le désordre, quelques cas : Fraudes fiscales des plus importantes et bien connues sans qu’il ne se passe jamais quoi que ce soit. Plusieurs millions de cartes vitales fausses en vrai service et largement utilisées pour un coût de quelques 14 milliards ! Pour plus de crédibilité, cette affaire a été dénoncée par un ancien juge d’instruction, preuves en main. Des agences gouvernementales très nombreuses où sont remisés de multiples copains, dépensant tant et plus pour toujours plus d’inutilité. Au total, plusieurs dizaines de milliards d’euros qui pourraient améliorer considérablement le paysage financier de la République. Dans ce contexte, comment voulez-vous que la révolte s’apaise ?

Ensuite est venue l’organisation du grand débat. Ce fut ce moment rare de la divulgation du salaire de la présidente de la Commission Nationale du Débat Public -CNDP (1) Chantal JOUANNO – laquelle, pas le moins du monde gênée, a levé le pied et démissionné du Grand Débat tout en se maintenant à la tête du CNDP avec la rémunération que l’on sait (14 700€ brut mensuels, quand même) !

Et, tout de suite après, de nouvelles révélations (Canard enchaîné) sur le très créatif Alexandre BENALLA qui empile avec gourmandise passeports diplomatiques, coupe files et autres téléphones cryptés sans que cela, jusqu’ici, ait contrarié d’aucune façon son maître Jupiter. Ce qui a néanmoins permis au directeur de cabinet du même de déclarer devant les sénateurs réunis en commission : « On en apprend tous les jours sur cet individu. »

Le dégoût continue de s’emparer du bon peuple dont on devine aisément maintenant qu’un grand nombre se détournera du Dieu de la réforme lors des prochaines élections européennes : retraités fâchés d’avoir été roulés dans le farine lors de la présidentielle, actuels Gilets Jaunes peu enclins jusqu’ici à voter mais qui vont s’y mettre, c’est promis.

Maintenant que la Grand Débat a commencé, animé par le génial Sébastien LECORNU, proche arquebusier du Président, manipulateur assez gonflé du droit (2), on voit que tout est programmé (si possible) pour que ça puisse enfin et encore ronronner à nouveau. Le bal des notables (hier, à Souillac) a quelque avenir jusqu’aux ides de mars, quand s’achèvera la grande consultation.

Ici, tout va bien. MEZARD est annoncé au Conseil Constitutionnel (voir LA MONTAGNE du 6 janvier). Juste récompense (?) et reconnaissance du ventre, il était dans la salle, à Souillac, repéré et même salué par le maître de ballet.

Aujourd’hui, 10ème samedi de grabuge programmé. Castagnes lacrymogènes, encore et toujours ? Une dissolution du Parlement ne pourrait-elle pas clarifier la situation ? CHIRAC le fit ; LE PEN et MÉLENCHON la réclament avec insistance. Voyons voir …

PS. Amusement : Il en paraît des commentaires de toutes sortes sur la vie politique et ses acteurs les plus influents. Certains font sourire et, parfois, un peu plus : « Emmanuel MACRON – et il n’y a pas de quoi s’enorgueillir – est l’oeuf qu’a réussi à pondre une société malade, après moult caquetages, dans l’angle d’une basse-cour mal entretenue. » (3)

à suivre … J.-C.M.

(1) L’une de ces multiples usines à gaz d’essence gouvernementale qui drainent annuellement, comme dit plus haut, des milliards à la pelle. Situation qu’il convient de dénoncer avec doigté sous peine d’être taxé de populisme, affection de plus en plus répandue ces temps-ci chez les Gilets Jaunes et autres petits blancs de circonstance.

(2) Lequel a été commis (autocommis?) saboteur officiel des procédures administratives visant la contestation de l’implantation de sites éoliens en ne trouvant rien de mieux que de supprimer le 1er degré de juridiction permettant ainsi de raccourcir miraculeusement les procédures pour gagner un temps précieux, réussissant de la sorte à frapper un peu plus fort au portefeuille les associations de défense constituées en masse aux quatre coins de la France ! On voit ici qu’il est bien l’homme idoine pour animer ces grands messes où, disent-ils, la parole est libre et toutes les questions, bonnes à aborder (?!?!?!).

(3) Les amateurs retrouveront avec plaisir dans ce réjouissant petit livre de Radu PORTOCALA : « Le vague tonitruant » paru aux éditions KRYOS –(127 pages, 9€50) d’autres formidables appréciations qui réveillent comme l’eau de la source la fatigue du marcheur ...

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Sansac Veinazès : zone de non droit ? 

La gestion des biens de section fait régulièrement polémique tellement certaines règles de gestion sont compliquées.   

À Sansac Veinazès, les choses sont claires. La mairie refuse d’attribuer des terres à un agriculteur-boulanger-pastier bio, récent arrivant dans le Cantal, pour les laisser à des agriculteurs non prioritaires… mais bien implantés et en bons termes, depuis des lustres, avec le conseil municipal.

Cette histoire est d’autant plus incompréhensible que certains exploitants actuels des biens sectionnaires ne semblent pas accorder un grand intérêt à l’entretien des parcelles octroyées à tort.(photos ci-dessous).

Depuis quatre ans, multitudes de démarches citoyennes, administratives, juridiques pour résoudre le problème. En vain. Compte tenu de l’ambiance générale actuelle en ce début d’année, message, rendu public, à Madame le préfet du Cantal.  

Message à l’attention de Madame le Préfet du Cantal,

4ème anniversaire d’une demande infructueuse de respect de la loi.

Début de l’ « affaire » : 10 janvier 2015.

En toute sincérité, un citoyen, par ailleurs agriculteur/boulanger bio reconnu, demande l’attribution de biens sectionnaires pour produire lui-même les céréales utiles à son activité. Il est prioritaire mais le conseil municipal refuse de donner une suite favorable. Depuis quatre ans, à Sansac Veinazès, l’entêtement de quelques-uns passe avant le respect de la loi républicaine applicable à tous.

Les protagonistes, des élus, les syndicats agricoles, la Chambre d’agriculture, la DDT, la sous-préfecture de Saint Flour, en charge du dossier, ont eu maintes fois l’occasion de traiter du sujet avec les services préfectoraux. Des décisions de justice favorables au plaignant n’ont pas été suivies d’effet.  

Lueur d’espoir le 20 juillet 2018.

En terrain neutre (Labesserette) en présence des avocats, des syndicats, des personnes concernées, des services compétents, conclusion d’une entente amiable…  

 Retour à la case départ le 3 décembre dernier.

Le compromis, né de la rencontre du 20 juillet, est balayé d’un revers de manche par le conseil municipal de Sansac Veinazès.  

Ce 4 janvier, Monsieur le porte parole du gouvernement a rappelé, à propos des Gilets Jaunes et de façon globale : «Personne n’est au dessus des lois en France… Force restera à la loi… »

 Une solution légale et définitive dans l’attribution des biens sectionnaires du Masgranier donnerait un signal fort à ceux qui, dans notre département, prennent un (pas) malin plaisir à justifier le trop célèbre article du Figaro intitulé, 12 ans plus tôt : « Le Cantal, la Corse sans les bombes ». 

Sincères salutations citoyennes. 

 NB : dans un souci de transparence et en ces temps où chacun est invité à s’exprimer, ce message sera rendu public sur le blog des Amis de Testu.

B.B.

 

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Joyeux anniversaire, la zone d'inactivités

de Lafeuillade a quatre ans.

En descendant à Sansac Veinazès, petit passage à la célèbre Zone d’Activités de Lafeuillade, inaugurée en présence de tout le gratin (grillé) cantalien le 16 janvier 2015 et restée déserte depuis, preuve de son utilité strictement électoraliste : pour justifier ses prétentions Vincent Descoeur n’avait trouvé rien d’autre à offrir à ses électeurs potentiels. Plus de 3,5 hectares aménagés et entretenus pour rien ça ne pouvait plus durer. Un panneau (sans chantier) et un chantier (sans panneau) indiquent que le début de la future occupation est enfin en cours, illustrations ci-dessous. 

Cliquez pour agrandir. Il se dit que les ondes diverses et variées peuvent avoir des effets négatifs sur la santé des plus fragiles. Vous ne trouvez pas que la concentration sur la zone de Lafeuillade est un peu lourde pour la micro crèche et le centre de loisirs implantés à moins de 150 mètres ?
Cliquez pour agrandir. Curieux panneau : la surface annoncée du terrain concerné par l'implantation du pylône parait totalement disproportionnée. Comment occuper 13,992 ha sur une zone de 3,5 ha ? Chantier à suivre !
Cliquez pour agrandir. Une charpente métallique anonyme et un panneau de chantier déchiré et délavé... par les pompiers lors d'un exercice ?
Cliquez pour agrandir. En ces temps de Gilets jaunes, approche de la préfecture "protégée". Pour la manifestation aspersion des bâtiments à la DDT, façon lisier, la place avait libérée de tout véhicule. Deux poids deux mesures ?

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Élections à la Chambre d'agriculture. 

Depuis 50 ans la FNSEA codirige la politique agricole en France, elle s’est même régulièrement permis de participer aux choix des ministres. Aujourd’hui les méthodes de production et de gestion sont contestées par toute la société. Le Cantal paie le prix fort : ses campagnes se désertifient, sans abandon d’une pseudo-modernisation permanente, le phénomène ne pourra que s’aggraver.

Passer de 40 vaches laitières à 50, puis 60 suppose une augmentation de la surface cultivée. Le surplus de travail implique une coûteuse mécanisation (le robot de traite est à la mode). Rapidement l’endettement ronge les bénéfices. Pour s’en sortir la seule solution c’est  d’automatiser toujours plus, d’agrandir et de passer à 70 puis 80 vaches… au détriment des voisins qui ne peuvent pas suivre et finissent par quitter  le monde rural. Ce rythme convient parfaitement à ceux qui ont un capital bien assis, du type responsable à la Chambre et/ou à la FDSEA.    

Élections à la Chambre d’agriculture, importance capitale : si les majoritaires d’aujourd’hui l’emportent, la « ferme Cantal » perdra encore des parts de marché et le département pleurera pour obtenir, toujours plus, des aides, des dérogations, des soutiens à grands coups de tonnes à lisier contre les bâtiments publics, à grands renforts de pneus brûlés sur la voie publique.

Quatre équipes en présence. Elles font toutes plus de place aux femmes qu’auparavant, le SMSA a même choisi de placer Danielle Manhes en tête de liste.

Chaque syndicat présente ses revendications et ses orientations, toutes respectables, sur le papier.

Pour quiconque lit un peu entre les lignes, deux propositions de la FDSEA/JA  font craindre le pire. « Les pieds sur terre », les candidats veulent soutenir la modernisation des exploitations (objectif 6) et obtenir un allègement des contraintes environnementales (objectif 7) : ils sont décidés à faire comme toujours sur le fond (voir ci-dessus) et ils aimeraient faire pire au niveau écologique !

La Confédération paysanne, le Coordination rurale et le Syndicat des Mécontents du Système Agricole se présentent séparément.  À la Confédération paysanne, certains ont même jugé utile de critiquer le SMSA. Cette division risque fort de profiter aux sortants ; le duo FDSEA/JA pourrait à nouveau l’emporter et confirmer ainsi sa mainmise sur un monde agricole florissant pour quelques-uns, en déclin pour la grande majorité des territoires en plein désarroi. Le taux d’abstention, marque de défiance devant un avenir incertain pourrait dépasser les 45 %.

N.B. : un lecteur, qui souhaite garder l'anonymat, cherche à faire passer des commentaires désobligeants contre un candidat sous prétexte qu'un ami de ce candidat serait peu "recommandable". Le blog de Testu n'a rien à voir avec les réseaux sociaux : l'agression, sous couvert d'anonymat, n'y a pas sa place.

B.B.

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Vous avez dit violence ? 

Samedi 12 janvier 2018, un marché pas comme les autres à Aurillac.

Effervescence à l’entrée du marché couvert devant les deux portes coulissantes de l’entrée principale. Moins de 3 mètres séparent les protagonistes.  

À main droite en arrivant de la place : Jacques Vermenouze distribue un communiqué personnel titré « Stop à la violence des Gilets Jaunes ». L’équipe actuelle du blog de Testu ne partage pas la plupart des affirmations de ce texte qui reprend les amalgames et les arguments de la  propagande officielle… très sérieusement contestée au niveau national.

Jacques Vermenouze a cru bon de rappeler également qu’il a créé et dirigé le Journal Testu papier, c’est son droit. Il a oublié de dire qu’il milite, aujourd’hui, pour la République en Marche : c’est un manque de transparence regrettable pour la clarté de la démarche.

À main gauche : un petit groupe de Gilets jaunes, hommes et femmes d’âge mûr, pour tenir un mini stand militant. Deux tables de camping, des tracts, des cahiers de doléances, des sourires, une invitation à soutenir, et de quoi tenir le choc face à la fraicheur hivernale… Principale accroche pour attirer les passants dans un éclat de rire : « il parait que nous sommes des violents, vous voulez un café ? »

Exemple, ci-dessous, de doléances déposées à la mairie d’Aurillac.

 

Ne cliquez pas ! Texte déposé à la mairie d'Aurillac et montré sur LCI le 10 janvier dernier.
Discussions. Les élus étaient unanimes dans leur indignation

De l’infiniment petit à plus grand... et retour

Le dernier conseil municipal vicois (14/1/19) aurait pu ronronner autour des délibérations à l’ordre du jour. Pourtant, des rugissements unanimes se sont élevés, à propos d’une inquiétude ambiante : La fermeture (peut-être déjà programmée) du guichet de vente des billets à la gare SNCF. Aucune annonce officielle pourtant ! Les élus basent leur pronostic sur l’analyse de différents articles, publiés par le journal La Montagne (19/12/18), avec une intervention indignée de Pierre Jarlier, après la décision « unilatérale » de la SNCF en septembre, de fermer l’ensemble des guichets présents dans l’Est Cantal (Massiac, Saint-Flour, Neussargues, Murat, Le Lioran) et, l’éventualité de voir l’office de tourisme prendre en charge la vente des billets, « on démantèle un service public, et on en fait peser le coût sur une collectivité, donc le contribuable. C’est du foutage de gueule ». Diantre ! Puis, la publication le lendemain (20/12/18) par le même canal, d’une intervention de la vice-présidente régionale en charge des transports, Martine Guibert, sur le futur du train à Saint-Flour. Bien embêtée, l’élu régionale, qui s’extasiait sur la nécessité du train, le 30 septembre dernier à Garabit, avec un aréopage de personnalités fêtant les 130 ans de la ligne Paris/Bézier (voir notre mise à jour "octobre bis 2018" sur le sujet). Elle souhaite aujourd’hui (entre autres bienfaits), non pas deux mais quatre points de vente à Saint-Flour, en « partenariat » avec les offices de tourisme (dont ce serait le «cœur de métier»), les agence postales et/ou les commerçants (pour «booster» leur flux de clientèle, ce qui serait bon pour eux). «Elle réclame aussi, la création de nouveaux points de ventes, suivant le même modèle, à Pierrefort et Chaudes-Aigues».  Il y a aussi le communiqué de presse envoyé par  Saint-Flour Communauté et Hautes Terres Communauté, relevant différents manquements aux promesses et affirmant entre autre, « que le contribuable n’a pas à prendre en charge les services qui incombent à la SNCF qui, nous le rappelons, doit assumer sa mission  de service public».

De tout cela, les élus vicois ne veulent pas. Les élus sanflorains, qui le vivent depuis novembre, commencent à réaliser les bienfaits de la «modernité», au travers du mécontentement qui monte de leur population. Si on élargit le microcosme vicois ou sanflorain au macrocosme national, on entend partout des voix s’élever contre la disparition des services publics. Par quoi remplace-t-on les sous-préfectures, tribunaux, écoles, mairies, bureaux de poste, guichets de gare ? Par des machines pardi ! Des robots (soi-disant) intelligents artificiellement, reliés entre eux par la magie d’Internet. Comment fait-on quand on n’a pas de couverture Internet (ou avec un débit si faible que la connexion en devient inexistante) ? Apparemment, personne chez les décideurs, ne s’en inquiète. Il semblerait que les économies qui sont partout prêchées emportent les décisions. Il faut : baisser la dette de la France et aussi baisser les impôts. N’y aurait-il pas corrélation entre ces baisses annoncées et la diminution voire la disparition des «services publics» ? La question mérite d’être posée. L’Etat, au travers des services publics, est le garant de l’équité entre les citoyens. Les mairies supprimées, les regroupements de communes, les ajouts au millefeuille administratif, ainsi que la disparition des services publics (qui coûtent, certes, mais relient les gens entre eux et avec l’Etat), apportent sur le papier des économies, mais aussi, de l’isolement, un sentiment d’abandon et forcément de la rancœur, voire de la haine. Celle que l’on voit poindre, hélas, un peu plus tous les jours.

Vivement le grand débat, qu’on en cause !

A ce propos (du grand débat), il fallait entendre, vendredi 18 au soir, le scepticisme de Vincent Descoeur, lors des vœux du maire de Polminhac, qu’il a bien voulu «honorer» de sa présence, en compagnie de l’honorable Philippe Fabre (mais lui les «honore» tous, à croire que cet homme est doué du don d’ubiquité). Vincent Descoeur, donc, n’y croit pas mais (dit-il), participera. Interrogé par nos soins, le député pense que ce sont les maires, qui doivent porter la chose…

 Vivement le grand soir, qu’on se couche !

Serge Menini

 

 

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Barraminothérapie

 

(4/4 : Germain, revenu en ville,

passe chez son banquier.)

 

« Bonjour ami banquier, je viens pour un dépôt d’amour et apporter quelques actions à ton crédit. Frais pour cause de compte inactif ? La barre à mine ! Escroqueries, crise des sub-primes ? La barre à mine est là pour t’aider à distinguer le vrai du faux. Constipation chronique, costume-cravate ? La barre à mine. Dépassement du découvert autorisé, surendettement, difficultés de remboursement ? La barre à mine. La barre à mine brise et détruit, la barre à mine purifie. Du chaos naîtra l’ordre car tel est le destin des êtres et des choses ». Les employés pensent hold-up, tendent des liasses de billets. « Merci de vos offrandes amis fidèles, mais je n’en veux pas, la barraminothérapie est un culte gratuit ». Au dehors, les sirènes convergent vers la place. Germain saute sur la bécane. « Police, plus un geste » ! Germain arrache la moto, grimpe le capot et le toit de la voiture pie*. Un flic dégaine. La première balle ricoche sur la barre à mine et revient éclater le gyrophare. La deuxième n’est pas perdue, derrière son comptoir, le courtier en assurance la retrouve dans sa jambe. La troisième sort du canon à l’insu du propriétaire de l’arme et se loge dans son pied. La quatrième vit une vie éphémère et zigzagante, avant d’abattre un pigeon qui passait. La trajectoire descendante du volatile mort l’amène à croiser celle du motard qui perd l’équilibre et s’envole en soleil. Le lendemain en une du journal, le chapeau de l’article disait : On trouva sa culotte, ses bottes de moto, son blouson de cuir noir avec une buse dans le dos. Mais plus rien de la moto et plus rien de ce démon, ni de la barre à mine et de sa religion.

* Pour les plus jeunes, les voitures de police de cette époque étaient noires et blanches, d'où leur surnom "voiture pie".

Serge Menini

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L'Intéressé | Réponse 28.01.2019 19.06

OH NON !, la barre à mine c'est fini ?! Dommage !
Je crois que beaucoup d'élus/d'élites auraient besoin de la rencontrer pour y voir plus clair !!!

Serge Menini 04.02.2019 09.45

La barre à mine ne casse que des symboles. Germain ne blesse personne, il y tient ! De plus, il n’a pas disparu, il s’est envolé. Il reviendra peut-être !

L'intéressé ! | Réponse 20.01.2019 18.49

Merci Bernard pour le message à Madame le Préfet du Cantal !
Ce message méritera t-il enfin une réponse concrète de sa part ??
Affaire à suivre... L'intéressé !

L'idiot | Réponse 20.01.2019 18.48

Souvent l'infiniment petit et l'infiniment grand se ressemblent et s'expliquent, l'un par l'autre. Continue petit Testu, continue et courage !

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Commentaires

08.09 | 18:09

Tu as raison Testu on ne dit pas assez de bien de notre bon Laurent Wauquiez. Garçon, remets nous une momie ! (Qu'on rigole)

...
11.08 | 16:54

Les bras m'en tombent!!

...
11.08 | 16:47

Quelle Merde!!

...
25.07 | 01:19

j'ai bien ri, avec la verbalisation pour banditisme au volant.
en 2006 puis en 2018 , avec le J 5 ou avec la moto, 2 fois j'aurai payé 90 E pour 1km/h au dessu

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