ça se passe comme ça dans le Cantal

Effet boumerang pour Jacques Mézard.

Mézard cherchait une nouvelle tête de turc, il l'a trouvée mais Alain Calmette lui résiste.

Au début de l'été, Jacques Mézard s'était laissé aller à contrôler le travail de ses collègues parlementaires cantaliens... pour en déduire que lui seul était à la hauteur de sa double fonction. Il avait fait connaitre le résultat de ses "recherches" dans un courrier adressé aux élus de la CABA.

Réponse d'une grande clarté de la part d'Alain Calmette même si quelques exemples bien choisis auraient permis à chacun de vérifier l'efficacité du président sénateur dans des domaines de compétences de la CABA. Les chefs d'oeuvre de celui qui a fait rire toute la presse nationale, avec son homélie pour le maintien du cumul au Sénat, ne manquent pas. Alain Calmette qui les a approuvés pour la plupart s'est bien gardé d'en parler. Petit catalogue non exhaustif.  

Plus d'un million d'euros pour ranger les chaises du Prisme dans un local à 10 mètres du Prisme.

Piscine non homologable pour les compétitions... bassin sportif trop petit de quelques centimètres.

Une zone événementielle unique en son genre parce qu'inutile dix mois sur douze.

Cathédrale à VAP au stade Jean Alric avec futur demi-terrain synthétique à rendre jaloux des clubs comme l'ASM, Toulon, Bordeaux.... qui se passent d'un tel équipement sur leur stade de compétition.

Plus de 10 ans de tractations pour construire un palace de la consommation dans un bac à sable et toujours pas le moindre coup de pioche.

Un gigantesque gaspillage d'argent public en frais de justice, d'expertises diverses, d'énergie citoyenne pour avoir voulu implanter une décharge à ordures en pleine forêt de Branviel.

Une incapacité absolue à gérer les ordures ménagères de tout le bassin d'Aurillac.

Virage à 180 degrés à propos du financement de la RN 122.

Un climat de tension permanente. Souchon, Bec, Descoeur (moins que d'autres) Galeau, Bessat et maintenant Calmette pourraient nous dire à quel point Jacques Mézard a besoin de têtes de turcs pour exister.

Le courrier aux petits oignons d'Alain Calmette met le doigt sur quelques vérités. Bonne lecture. 

Ce courrier inspiré dans les Landes, écrit à Aurillac sur papier de l'Assemblée nationale et parisienne a mis un temps certain à nous parvenir : comme les élus de la CABA, citoyens, nous avons le droit de savoir...
Alain Calmette est bien indulgent avec son compère parlementaire aurillacois qui révait de devenir sénateur-maire, expérience familiale oblige. D'autre part, dans la tête à Jacques Mézard, la parité c'est comme le non-cumul ; il faut tout faire pour la freiner : au bureau de la caba il s'est entouré de 12 vice-présidents... dont 11 bonhommes !!!
Vivement 2017 et la fin du cumul. En attendant, rien n'empêche les conseillers communautaires d'exister...

l'Histoire est un éternel recommencement.

Découverte troublante dans les archives d'un observateur attentif de la vie départementale. C'est à se demander si Bernard Delcros, n'a pas plagié, 20 ans après, son ennemi du moment, Vincent Descoeur.

Article du 15 janvier 1999 dans la Montagne

Remplacez Vincent Descoeurs par Bernard Delcros, datez du 20 septembre 2015 et vous n'aurez rien à changer pour être dans le vrai : en 20 ans rien n'a changé. La droite prépare encore et toujours le salut du Cantal.

Réponse du berger à la bergère

Capture d'écran le 26 septembre à 16 heures 45. Cliquez pour agrandir et apprécier l'efficacité de Patricia Rochès en matière d'information des citoyens sur la vie de la commune.

Pan sur la tête à Testu…

(message adressé par Patricia Rochès)

" Monsieur, 

La première femme candidate aux sénatoriales dans le Cantal, un non évènement ! 

Alors que vous vous fendez de nombreuses analyses sur le sujet des dernières sénatoriales, la présence de la première femme en lice dans ce scrutin n’occupe pas une ligne. Manque de considération ou mépris ?

Si mon score avait été ridicule, cela pourrait passer pour de la décence de ne pas enfoncer le clou ou encore pour un signe de respect de ne pas égratigner davantage le sexe faible.

Mais lorsque le résultat est plus qu’honorable dans des conditions incroyablement difficiles et que vous ne dites mot de cela...

J’ai besoin que vous m’expliquiez. 

La place de la femme en politique comme dans le monde professionnel, est encore et toujours bien compliquée. Pendant toute la campagne, la question qui répondait à l'annonce de ma candidature aux sénatoriales a été « ah bon vous êtes la suppléante de qui ?»

Évidemment une femme, encore jeune, ne peut être que seconde. 

Et quand s’ajoute à cela, le manque de considération de ma candidature dans vos pages et celles d’autres de vos collègues, là c’en est trop ! 

Alors oui je reconnais : quelle drôle d’idée d’aller se mêler aux jeux des grands de ce département ? Je transgresse les codes et ce n’est pas tolérable. J’ai déstabilisé, j’ai surpris,...

Écrivez quelque chose de méchant, de cassant, de blessant sur cette jeune femme idéaliste qui a la naïveté de vouloir changer le monde et d’appliquer au pied de la lettre une des valeurs de la république : la liberté. 

La liberté de se présenter sans considérer les codes et les habitudes. Mais s’il vous plaît ne traiter pas par le mépris cette candidature ! 

Le 6 septembre dernier, je me présentais sans soutien d’hommes politiques ni de partis politiques et cela ne mériterait pas -à minima-de s’interroger sur mes motivations. 

Je ne compte plus le nombre d’élus, chefs d’entreprise ou simples citoyens qui m’ont félicitée du courage et de la détermination dont j’ai fait preuve. J’ai résisté aux fortes pressions qui m’incitaient à ne pas être candidate puis à celles de l’entre-deux tours. Alors que l’on me poussait à laisser tomber pour m’assurer un avenir politique (sujet dont je ne me suis jamais préoccupée et dont je ne me préoccupe toujours pas !), j’ai tenu mes engagements de me maintenir au second tour sans savoir que Gérard Salat allait se désister.

Et entre temps, j’ai mené une grande partie de ma campagne seule. 

Monsieur, en votre âme et conscience comment pouvez-vous continuer à traiter ce sujet comme vous l’avez fait jusqu’à présent ? 

Permettez-moi également de partager une réflexion avec vous sur l’important rôle que vous jouez dans la crise de confiance de la population envers les politiques. Que ressent le citoyen à la lecture de vos lignes sinon un dégoût profond et une envie d’exprimer ce sentiment par une abstention ou un vote extrême aux prochaines échéances électorales. 

Dresser le constat de ce qui ne fonctionne pas, critiquer les hommes, rien de plus facile, mais n’avez-vous pas l’envie de participer à le changer, l'améliorer ? Ayez donc l’audace de faire évoluer votre métier de journaliste et de proposer des pistes de réflexion pour améliorer le monde. 

J’aimerai beaucoup avoir l’occasion d’échanger avec vous mais peut-être n’avez-vous pas de temps à accorder à une femme qui a eu l'impertinence ou le courage de croire qu'elle pouvait faire bouger les lignes et qu’elle serait en cela, accompagnée par les commentaires de journalistes soucieux de voir évoluer notre département... 

Bien cordialement, 

Patricia Rochès"

 

Effet boumerang.

Devant un tel feu d’artifices, une si belle  leçon de déontologie journalistique dépourvue de la moindre proposition politique concrète, que dire ? Par charité citoyenne, choix de rappeler simplement quelques réalités brutes de décoffrage.  

Blog des amis de Testu tenu par un journaliste ? Faux.

Amis de Testu misogynes ? Notre association est composée de 17 membres fidèles, animés par une certaine vision de la citoyenneté : hasard, il y a 9 hommes et 8 femmes aux origines sociales, politiques, professionnelles et aux convictions personnelles des plus variées. Les fidèles à notre blog savent à quel cette accusation ne tient pas debout. 

Amis de Testu chargés de proposer des solutions pour combler le vide créé par la gestion calamiteuse qui conduit le département dans le gouffre ? Vous viendrait-il à l’idée de demander à la maréchaussée de prendre le volant pour rectifier vos erreurs de conduite ?

Notre ambition politique ? Elle est triple :

-donner la parole au "peuple", c'est à dire à ceux qui n'exercent pas le pouvoir dans toutes ses dimensions.

-favoriser le "vivre ensemble" en mettant en avant le dialogue.

-voir les V.A.P*s’interroger, changer de cap (l’espoir fait vivre) quand elles apprennent que leurs exploits sont mis sur la place publique. Tous les maires reçoivent les mises à jour qui sont autant d’occasions d’aborder des sujets trop régulièrement « oubliés » par la presse officielle et les magazines de propagande à la gloire des élus mais payés par les contribuables.

Patricia Rochès bien placée pour donner des leçons ?

Ancienne adjointe à Saint-Flour, elle a monté une liste, 3 femmes et 8 hommes, aux municipales à Coren en 2014. Son discours est si bien passé qu’elle a été la seule femme élue.

À la tête de la maison d’édition, la « Vache qui lit », elle écrit des ouvrages à destination des enfants pour les sensibiliser au patrimoine… mais maire, elle oublie d’informer les citoyens : les dernières délibérations du conseil municipal annoncées sur le site internet de sa commune datent de septembre 2011 et ne sont pas consultables !

Campagne pour les sénatoriales, elle n’a pas jugé utile de nous contacter. Nous avions appris qu’elle était très présente dans tous les évènements sur et autour de la Planèze où, comme les V.A.P.*, elle soignait son image. Sa loyauté en politique ne fait aucun doute : adjointe à la culture dans la municipalité conduite par Pierre Jarlier, elle se présentait aux sénatoriales contre le candidat soutenu par Pierre Jarlier et, décomplexée, elle avait promis, en cas de victoire, de s’inscrire dans le groupe UDI. Parfait exemple de dépendance au centre-droit et certitude de faire la politique comme tout le monde.

La candidature de Patricia Rochès : un évènement oui ou non ?

Le sénat n’est qu’une institution parasite de notre Démocratie, peuplée de V.A.P. soucieuses de leur petit train de vie. Le général de Gaulle ne s’y était pas trompé, il voulait le supprimer.

Le Cantal est conservateur, c’est connu, et macho, c’est archi connu. La parité départementale imposée a apporté une certaine fraîcheur à une assemblée vieillissante. Avec quelles conséquences ? Une des élues les plus en vue, Valérie Cabecas Roquier, soutenue par Bernard Delcros contre Vincent Descoeur, s’est empressée d’accepter un poste de vice-présidente de Vincent Descoeur et, ce faisant, de trahir la confiance des électeurs de son canton. Elle s’est empressée de rentrer dans le moule comme aurait fait n’importe quel arriviste masculin…

La politique n’a pas rien à voir avec l’éphémère. Une sénatoriale partielle est tout sauf un évènement. Vouloir transformer une candidature à un non évènement en évènement sous prétexte qu’une femme se présente n’est certainement pas le grand évènement que Patricia Rochès semble avoir voulu provoquer. Pour favoriser la nécessaire intégration de la femme dans le monde politique cantalien, il y a certainement mieux à faire. À  suivre.

B.B. 

*V.A.P. : VIP qui oublient qu’elles sont plus qu’assistées dans notre société, d’où le A (pour assistées) à la place du I (pour importantes).

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ONVAMORFLER | Réponse 01.11.2015 11.24

comment voulez vous que le cantal avance avec des "bourges rois du cumul"entre Vincent et Jacques et les autres ?

vyf | Réponse 27.10.2015 07.05

Le Cantal envahi par les rats Taupiers... On piège et tire à boulets rouges sur le Renard "nuisible" parmi les "nuisibles" !

vyf | Réponse 27.10.2015 07.03

Le Cantal par les rats Taupiers. On a le nuisible qu'on mérite, pour mémoire : un renard assure chaque année à lui seul la destruction de 6000 à 10000 rongeurs.

Gervais Francis | Réponse 08.10.2015 19.15

événement prend 2 accents aigus, contrairement, il est vrai, à la prononciation usuelle de ce terme.Mais ce qui compte, c' est le contenu et la qualité des info

l'Idiot | Réponse 02.10.2015 19.01

Quel héroïsme! Une femme, une Ste sûrement, peut-être la réincarnation de J.d'A. qui se dresse pour être sénatrice, avec tant d'abnégation, j'en suis baba

cathy duflot falgere | Réponse 01.10.2015 23.22

bonjour
petit commentaire sur Valérie Cabecas Roqiuer. elle n'a trahi personne, dès le début de campagne elle a toujours dit rejoindre la majorité dpt !

MILA 26.10.2015 22.15

certes,mais en faisant campagne contre le candidat sortant issu de la majorité départementale.

roche jl | Réponse 29.09.2015 02.02

le féminisme a des limites :
avant la critique, juste parce qu'on est de ce sexe,
il faut avoir eu le courage de se faire connaitre autrement.

Christiane MISSEGUE 02.10.2015 13.41

sauf erreur c'est bien ce que fait cette élue, mais on lui reproche de "soigner son image" !!! Il faudrait savoir !

SCHENKEL Marie Françoise | Réponse 28.09.2015 23.52

Je trouve votre article déplorable. Vexés qu'un petit bout de femme est osé tenir tête ? Alors vraiment je suis déçue, je vous croyais plus ouverts.

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Commentaires

19.09 | 13:37

Aie aie aie ferme ta bouche Testu, tu en dis trop... Tu vas nous en énerver plus d'un. Les heureux élus peuvent aussi refuser ces "émoluments" !

...
19.09 | 11:52

le volume des déchets avait été très mal évalué par les élus. Le COLSEB par son action a protégé la biodiversité fait évité en sus des dépenses inconscientes.

...
13.09 | 10:33

Youpie, Testu reste dans la place, ne baisse pas les bras et nous offre un florilège de brèves. Vous avez failli nous manquer. Manquerait plus que ça !

...
09.08 | 14:38

Bonjour
L'économie, comme vous le remarquez semble la solution adaptée. Mais qui ira expliquer aux peuples "émergents" qu'il faut ne pas vivre comme nous ?

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