Joyeuses fêtes

Fraternité quand même...

Cliquez pour agrandir. Un quartier, une communauté et le MRAP réuni autour des légumes d'un couscous, vive la fraternité.

Fête de la fraternité, 10 décembre

à Brouzac, quartier sud d’Aurillac.

Jeudi 8, coup de fil pour s’inscrire au couscous de la Fraternité. Impossible, plus de place. Dimanche matin, en pilant du bois, l’idée de mettre en avant la Fraternité me démange à nouveau. 11 heures 45. Descente à la maison de quartier pour illustrer de  deux ou trois photos la belle entente entre les communautés.

Tables parfaitement alignées, la salle sera comble. Dans la cuisine, les organisateurs reçoivent la presse, c'est-à-dire la Montagne. Rapidement la salle  se remplit, les invités prennent place. Les cuisinières s’impatientent un peu. Depuis un bon moment, elles attendent le feu vert pour lancer le service. Intervention fraternelle du président du MRAP local, quelques mots de bienvenue et de remerciement aux cuisinières. La première assiette est prête, erreur, il manque la courgette. Ouf, c’est parti, « y a plus qu’à » dresser une centaine de magnifiques couscous et les porter à table. Exclamations des premières convives servies : l’assiette, plus qu’appétissante, parait bien trop copieuse… petites discussions avec des connaissances et me voilà reparti aux  alentours de 13 heures.

Fin du reportage mais en rester là ne serait pas Testu !

Pas le moindre doute à propos de la sincérité des initiateurs de ce couscous. La communauté musulmane, le centre de loisirs de Brouzac et le MRAP étaient parfaitement dans leur rôle.

Pas le moindre doute, non plus, à propos de l’ambiance politicarde qui retardait le début du service et alimentait les conversations entre ceux qui, au lieu de s’asseoir comme tout le monde en arrivant, souhaitaient faire voir qu’ils étaient là en restant debout. Fraternité citoyenne, inutile de donner des noms, les récupérateurs se reconnaitront.

La tentation de la récupération politicienne ? Une maladie universelle, donc cantalienne en l’occurrence.

Il est pour le moins curieux qu’une fête de la fraternité n’ait attiré qu’une poignée de personnes d’origine magrébine (les trois cuisinières et trois responsables de la communauté musulmane). Pourquoi ? Il existe deux associations dans le quartier : une noyautée à droite et l’autre plus apolitique… Dans ces bisbilles, les nombreux habitants marocains ne se sentent pas spécialement à l’aise et participent peu ou pas.

La gauche n’a pas à dénoncer cette situation, elle pratique exactement de la même façon ailleurs.

Aujourd’hui la vie politique semble se jouer à trois niveaux : les médias manipulateurs, les réseaux (sociaux) plus que transparents et les réseaux (tout court) moins que transparents. Elle est où la démocratie participative dans tout ça ? 

 

Cliquez pour agrandir. Les trois héroïnes ont travaillé depuis la veille pour préparer le couscous traditionnel (semoule cuite à la vapeur en trois fois sur de longues heures !)
Cliquez pour agrandir. C'est parti, montage des assiettes à la chaîne.

Alain Calmette n'est plus macrono-vallsiste.

Sur son blog, dans une mise en scène toute personnelle, vidéo pour annoncer qu'il abandonne Emmanuel Macron à ses chères études en attendant les décennies prochaines pour soutenir Valls. Jacques Mézard va certainemant apprécier ce soutien à celui qui a mis en musique la politique de François Hollande. Attendons la suite... et d'autres revirements ? 

Jacques a dit.

Suite à la nomination de Bernard Cazeneuve à Matignon, Jacques Mézard n’a pas tari d’éloges sur le nouveau premier ministre, sur son humilité en particulier… l’humilité serait donc une qualité ?   

Retour au modernisme du siècle dernier.

Pour valoriser les rejets agricoles, industriels et ménagers, Jacques Mézard annonce la prochaine réalisation de deux unités de méthanisation sur la CABA. L’idée est bonne, pourquoi ne pas le dire, même si elle ne date pas d’aujourd’hui*.

*Dans les années 1950, de nombreuses exploitations agricoles fabriquaient leur gaz dans des cuves de récupération des lisiers.

L’eau, les égouts… et l’électeur.

Mettre de  l’eau dans le vin est un crime qui ne change pas la quantité d’alcool absorbé. Diluer l’eau sale avec de l’eau de pluie ne change pas la quantité de polluants rejetés.

Pour traiter les eaux usées, Jacques Mézard annonce d’importants travaux de rénovation à la station d’épuration de la Souleyrie. L’idée serait bonne si, en amont, tout était fait pour ne pas mélanger l’eau de pluie à l’eau de vaisselle.

La plus belle station d’épuration du monde est inopérante si elle déborde… Première condition pour qu’elle ne déborde pas : ne pas envoyer l’eau de pluie dans le tuyau des eaux usées. La voirie d’un lotissement de Saint Simon a été reconstruite récemment. Chaussées, trottoirs, caniveaux, électricité, éclairage public, eau, téléphone… tout a été refait mais le même tuyau récupère toujours les eaux usées et l’eau de pluie.

Il se murmure que Jacques Mézard a fermé les yeux pour ne pas obliger les habitants à adapter leur pavillon à la mise en place du séparatif. Si en Auvergne, un sou c’est un sou, à la CABA, un électeur c’est une voix…

Cliquez pour agrandir. Rambarde décapée depuis plus d'un an toujours en attente. Au fond à gauche, la petite partie repeinte...

La faute à qui ?

Certains travaux de la responsabilité des collectivités territoriales semblent figés dans le temps. La faute à qui ? Difficile de trier le vrai du faux mais la démission des élus n'est pas étrangère à cette situation. 

Deux exemples quotidiens.

Depuis plus d’un an, le département a entrepris la rénovation de la balustrade du pont de Saint-Simon. Décapage au karcher, début de peinture sur un petit quart d’une première moitié de pont… et plus rien.

Tous les ans le caniveau béton réalisé à grands frais entre Saint-Simon et Aurillac est laissé à l’abandon.

Tous les élus de la vallée de la Jordanne doivent faire le même constat que nous : pourquoi cette absence d’entretien ? Monsieur le conseiller général, maire de Mandailles, en poste à Aurillac, il ferme les yeux quand il passe ?

Que l’on n’évoque pas des histoires de statuts ou de pyramides administratives. En démocratie, l’administratif exécute ce que l’élu décide...

Santé publique.

Vendredi 2 décembre, encore plus qu'à l'ordinaire, les arbitres du match SACARA/Mont de Marsan ont joué avec le bon fonctionnement des cordes vocales cantaliennes. Touches pas droites, plaquages à retardement, hors-jeu, jeu déloyal imaginaire ou pas sanctionné, toute le gamme de ce qui agace un supporter venu se défouler y est passée. L'arbitrage a été mauvais, pourquoi ne pas le dire ? 

Bernard (un beau prénom inusité aujourd'hui) Laporte arrive à la présidence de la Fédération de Rugby. En homme de terrain, il serait bien inspiré d'imposer quelques changements au niveau des arbitres qui ont tendance à ne pas voir ce que "tout" le monde voit et à se faire traiter de "taupe", "Afflelou", "yvoirien"... Les marchands de pastilles pour maux de gorge y perdraient sans doute quelques euros, les oreilles et les cordes vocales des spectateurs s'en porteraient beaucoup mieux. Le dossier, banal en apparence, est en train de devenir un vrai problème de santé publique...  (Bernard B.)

Carole Montillet en danger.

Carole Montillet recevait nos mises à jour régulièrement en tant que marraine rénumérée du Lioran. Elle nous transmet le mail ci-après :

Bonjour 
Pourriez vous me retirer de votre newsletter ? je suis noyée sous les mails. 
Amicalement 
Carole Montillet

La station du Lioran va-t-elle surmonter cet abandon pathétique ? 

 

Paru dans Libération, par Grégoire Biseau — 13 octobre 2016.

Rappel : dans notre groupe, toutes les convictions religieuses ou pas, toutes les orientations politiques des "Républicains" à la "France Insoumise" sont représentées. Connaitre l'autre rend passionnant le dialogue qui, s'il ne débouche pas nécessairement sur un consensus, approfondit toujours le respect  entre nous. Ci-dessous, billet transmis par un ami de Testu fervent défenseur de la Fraternité. 

Messieurs les évêques, la République vous remercie

Que vous soyez, laïcard, agnostique, catho ou musulman, il faut lire ce texte. «Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique», la conférence des évêques de France a pris la plume pour parler de la crise du politique, de la République et du contrat social. Et il faut dire clairement : c’est un texte qui fait du bien. Certes le diagnostic général («la politique dans notre pays ne cesse de voir son discrédit grandir, provoquant au mieux du désintérêt au pire de la colère») n’est pas franchement neuf. Et les solutions pas vraiment renversantes. Mais ce texte a le grand mérite de rappeler l’ambition d’un «vivre ensemble» fraternel.

L’expression a toujours fait ricaner les pisse-vinaigre. Mais à tous ceux (à gauche comme à droite) qui théorisent le risque de guerre civile, nos évêques affirment très calmement que la véritable exigence de nos politiques devrait être de répondre à cette seule question : «Comment gérer la diversité dans notre société ? Comment l’identité nationale peut-elle perdurer avec des revendications d’appartenances plurielles et des identités particulières ?»

L’Eglise ne réclame rien sauf que nos gouvernements se hissent enfin au niveau de l’ambition républicaine «liberté, égalité et fraternité». Des valeurs souvent «brandies de manière incantatoire» et qui «semblent sonner creux pour beaucoup de nos contemporains sur le sol national». Curieuse époque, où l’Eglise catholique devient la première avocate notre République sociale.

Mais nos évêques n’en restent pas là. Ils ont même le courage d’administrer une leçon de républicanisme à une grande partie de la droite, embarquée dans son affolante surenchère identitaire et antimusulmane. Aux racines chrétiennes de la France glorifiées à chaque meeting par Nicolas Sarkozy, les évêques ont la sagesse de répondre : «La foi chrétienne coexiste avec une grande diversité de religions et d’attitudes spirituelles. Le danger serait d’oublier ce qui nous a construits ou à l’inverse de rêver à un âge d’or imaginaire ou d’aspirer à une Eglise de purs.»

Tout en revendiquant la légitimité de ce débat sur l’identité, les évêques de France mettent tout de suite en garde : «Il ne faudrait pas que les recherches et affirmations d’identités débouchent sur des enfermements identitaires.» Alors, Messieurs les évêques, veuillez pour une fois accepter que la gauche laïcarde, libertaire et insolente vous dise sincèrement, sans aucune arrière-pensée, merci.

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Commentaires

19.09 | 13:37

Aie aie aie ferme ta bouche Testu, tu en dis trop... Tu vas nous en énerver plus d'un. Les heureux élus peuvent aussi refuser ces "émoluments" !

...
19.09 | 11:52

le volume des déchets avait été très mal évalué par les élus. Le COLSEB par son action a protégé la biodiversité fait évité en sus des dépenses inconscientes.

...
13.09 | 10:33

Youpie, Testu reste dans la place, ne baisse pas les bras et nous offre un florilège de brèves. Vous avez failli nous manquer. Manquerait plus que ça !

...
09.08 | 14:38

Bonjour
L'économie, comme vous le remarquez semble la solution adaptée. Mais qui ira expliquer aux peuples "émergents" qu'il faut ne pas vivre comme nous ?

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