30 ans de Théâtre de rue

éclatons-nous, point de vue au 10 septembre 2015

Éclatez-vous  collectif

Éclat ou la frustation imposée mais bien vécue . Impossible en effet d'assister à tous les spectacles proposés ..... alors comme depuis quelques années,  il pouvait s'avérer judicieux et positif de fréquenter les sites périphériques au centre-ville où beaucoup de compagnies "se la jouaient collectif"

Très bonnes découvertes au Cap Blanc, à la Jordanne, aux Alouettes, à l'Enil ou encore au parc Hélitas

Eclatez vous en famille

Un couple ami avec 2 enfants (9 & 7 ans)  venu du 76 est resté une journée entière.

Prudents pour cause de rumeurs sur la "faune" présente parait-il au festival, ils sont repartis ravis et rassurés en ayant déambulé en toute sérénité dans tous les lieux et toutes les scènes qu'ils ont fréquentés.

Par ailleurs, et parmi les nombreuses propositions vers le jeune public, superbe prestation matinale de mini marionnettes par une compagnie bien du collectif d'ici (auvergnat), école de la Montade.

Eclatez vous ... en mangeant au plus grand restaurant à ciel ouvert d'Aurillac.

Sis au long du cours Monthyon, il n'a pas désempli ...... tout comme les poubelles du secteur, trop peu nombreuses pour absorber les restes et autres contenants des offres diverses et variées proposées.

Attention cependant aux couverts plastifiés du stand truffade saucisses.... Les dents des fourchettes étaient si minces et cassantes qu'elles finissaient invariablement dans la dite truffade!

Remarqué, l'affichage (obligatoire) de la provenance (Pologne) de la viande sur un stand de hamburgers.

Pas la peine d'aller farfouiller dans les camions sur l'autoroute près St Flour... allez plutôt proposer de la viande locale aux restaurateurs venus d'ailleurs.

Eclatez vous en goûtant aux produits locaux à prix coutant proposés par la Conf.

A propos, dans le cahier des charges pour occuper un stand sur le Gravier/Monthyon,un article pourrait offrir un emplacement de choix à une telle initiative.

Eclatez vous avec les PV.

Possible mot d'ordre municipal aux préposé(e)s qui, muni(e)s de leur terminal électronique dernier cri, ont enregistré les infractions liées au stationnement TRES GÊNANT dans les quartiers nord.

Surprise pour cet aurillacois de naissance, fidèle parmi les fidèles du festival, lorsqu'il a reçu de retour à son domicile hors département:  une contravention de 4 ème classe à 135 € tout de même ! TRES sensible  augmentation ... de 35 a 135 €, pour avoir garé- comme des dizaines d'autres- sa voiture sur le trottoir de la rue de Lattre de Tassigny - elle dessert le Lycée Mermoz et le quartier Limagne.

Il cherche depuis à savoir si d'autres automobilistes-festivaliers -ou l'inverse- ont été verbalisés (le trottoir en question est resté envahi de voitures durant tout le festival ... et ce n'est pas le seul du quartier, ni de la ville).

Même si nul n'escensé ignorer la loi,  il se demande pourquoi, en particulier durant le festival,  aucune action d'avertissement/ prévention n'a été mise en oeuvre avant la TRÈS stricte application de l'article R417-11du code de la route ...  modifié (renforcé) depuis par le  décret 2015-808 paru au JO du 2 juillet dernier***

ll se demande aussi si les organisateurs ajouteront, dans le bilan complet de la 30 ème édition qu'ils ne tarderont pas à publier, les chiffres des recettes  de ces contraventions.

Il se demande enfin, si l'année prochaine, il aura envie de revenir et de se mettre sur son 31 ...

loin de nous l'idée de contester le bien-fondé du Code de la route et de cet arrêté, en vigueur depuis le 5 juillet dernier.

Le respect du libre accès aux trottoirs pour les piétons et les personnes à mobilité réduite ne peut qu'être applaudi quand il n'est pas entravé par des plots béton... mais un lecteur  de Testu averti en vaut beaucoup d'autres.

A. B.

Dans son quartier pour une fois mis en avant, Pierre Amiral, fidèle parmi les fidèles depuis le début du Festival, ne pouvait pas passer à côté de la fête des couleurs.

30 ans déjà

Magnifique soirée à la bougie la veille de l'ouverture. Ici la place de l'Hôtel de ville comme personne ne l'avait jamais vue et ne verra jamais. Cliquez pour agrandir.

Festival, effets kiss pas toujours cool

Météo, affluence, spectacles… les responsables artistiques et politiques sont sur un nuage : tout, ou presque, a bien fonctionné pour la 30ème édition du festival de Théâtre de rue. Jean Marie Songy est confronté à un nouveau défi : faire aussi bien l’année prochaine.

Ambiance féérique et reposante la veille de l’ouverture avec un centre-ville éclairé de 3 000 feux, de brasiers, de fontaines et de machines à gaz hors du commun… Ce soir-là, si les élus en place ont bénéficié des habituels traitements de faveur au cours d’une soirée « privative », le roi René n’a pas oublié, contrairement à son vassal devenu sénateur, de rappeler l’engagement déterminant d’Yvon Bec dans la réussite de cette aventure.

Cérémonie du lancement en hommage à Michel Crespin, pourquoi pas ? Discours politiciens convenus, bonheur d’entendre dire, une fois de plus, que la ville a besoin de liberté et de créativité. Bonheur de partager la générosité d’artistes prêts à tout donner pour mettre en avant l’essentiel de notre condition humaine. Au pied de l’Hôtel de ville qui lui a définitivement échappé, Jacques Mézard, plus discret qu’en certaines occasions, a réussi un tour de passe-passe en parlant de « 30 ans de présence ». Ce faisant, l’ex-empereur de Théâtre de rue s’est brillamment sorti d’un exercice d’équilibriste entre sa volonté initiale de faire capoter la manifestation en 1985 et les années suivantes et sa conversion récente et politicarde au Festival. Jacques Mézard et les artistes de la rue, trop populaires pour un élu de son rang, ça ne peut pas le faire.

Programmation aussi riche et variée qu’à l’accoutumé même si certains anciens seraient bien inspirés de se remettre en cause, quand ils sont en panne d’inspiration… Exemple avec Kumulus qui a péché par paresse. L’idée de départ, radeau, chargé bobos décadents, parti à la dérive sur un océan pollué de plastique était bonne. Faire durer un spectacle au scénario bâclé ne pouvait déboucher que sur l’ennui. Trop de scènes donnaient l’impression d’être jouées au ralenti ou tombaient dans la répétition de situations qui auraient conduit au naufrage pur et simple sans le professionnalisme des acteurs. Tout en étant exigeant, le théâtre de rue se doit d’être accessible : cette vérité première ne serait-elle plus de mise chez les intellos de Kumulus ?

Le temps d’une petite semaine, Aurillac n’était plus elle-même. Les habitants ont fait le dos rond pour supporter les débordements des uns et les excès de zèle des autres (où s’arrêtera l’obsession municipale à gêner la circulation et le stationnement ?) À côté de l’explosion créative, excès aromatisés, alcoolisés ou déjantés, ravages de l’exclusion, mépris de l’autre, peur injustifiée de la différence, présence policière rassurante ou provocatrice, c’était selon.

Festivaliers : libres ou moutonniers ?

9 heures du soir, rue du Crucifix. Une chanteuse blonde venue du nord, assise sur une simple chaise  s’accompagne d’un instrument connu d’elle seule, sa belle voix remplit l’espace mais les nombreux passants circulent sans s’arrêter. Vécu : pour provoquer l’attroupement qui fera d’elle une vedette, il a suffi de s’approcher et de prendre le temps de s’appliquer pour prendre une photo.   

P’tits-déjs.

Fidèle, le collectif « on est fait pour s’entendre » a assuré tous les matins à 5 heures un petit déjeuné gratuit pour tous les festivaliers pas encore rentrés au bercail. En plus des aspects plus que bénéfices de cette opération qui repose entièrement sur le bénévolat, il apparait que les agents de la propreté urbaine y voit une excellente occasion de vider la ville de ses couche-tard. Aux retardataires qui gêneraient les opérations de nettoyage il suffit de les envoyer vers Notre Dame aux neiges pour faire place nette. Pratique. Bravo à l’équipe des « p’tits-dèjs ». 

À circonstances exceptionnelles, organisation particulière.

Qui a vu les rues à 3 heures du matin ne la reconnait plus si, d’aventure, il va chercher ses croissants à 8 heures : tout a été balayé, lavé… Le service Propreté Urbaine a fait des miracles. Ne vous demandez pas  pourquoi les festivaliers s’autorisent à tout jeter. Manque criant de poubelles grand volume. Mauvais exemple donné par des professionnels qui ne mettent pas de cendriers sur les terrasses et conseillent à leurs clients de jeter les mégots par terre.

Dans la journée, soutien logistique et encadrement de sécurité à tous les spectacles officiels : la « cellule éclat », 25 personnes, se démultiplie pour répondre à tous les besoins. Pendant trois semaines à partir du 10 aout, ces agents sont détachés pour préparer les lieux, soutenir les spectacles puis ranger le matériel.

Ce n'est pas du théâtre : les collectifs, ici au stade, toujours prêts à rendre tous les services.
Une autre façon de faire passer les consignes. Cliquez pour agrandir.
Artonik et le véritable théâtre de rue, celui qui emporte la foule et donne vie à la ville. Une des grandes réussites de cette édition.

Retour aux affaires.

Photo du 1er septembre à 11 heures 40. Le rangement des barrières n'est pas fini... alors que les politiques ont déjà publié, la semaine précédente, le total d'heures effectuées y compris pour le rangement. Cliquez pour agrandir.

L’art de passer de la vie créatrice

à la mornitude politicarde.

 

Quelques jours après la fin de ce moment de folie, les politiques reprennent la ville en main et, tels des magiciens, annoncent des chiffres. Mis à part le kilométrage parcouru, il suffit de relever les compteurs des véhicules, communication oblige, vive la pifométrie :

-alors que le rangement est loin d’être terminé, à l’unité près, la ville annonce 16 086 heures de travail réalisées pour le festival. Les agents concernés s’interrogent sur l’origine et la transmission de ces chiffres qu’ils découvrent avec la plus grande suspicion. 

-environ 40 chauffeurs de bus (comment la STABUS peut-elle ne pas savoir qui conduisait ses bus ?) auraient transporté 122 260 festivaliers dans les navettes gratuites, bondées, chargées par l’avant et le milieu sans que quiconque puisse avoir la moindre idée du nombre réel de passagers.

À ce propos, pourquoi ne pas offrir la gratuité sur le service des bus réguliers qui, au lieu de circuler à vide,  soulageraient ?

Michel Crespin a dû se retourner dans sa tombe.

Pendant le Festival, le « Cristal Davoine aurillacois » a confirmé qu’il n’apportait rien de plus que l’ancien Normandy, il était fermé. Cerise sur le gâteau, nos programmistes locaux avaient installé des grilles tout autour de la bâtisse pour faciliter l’affichage des spectacles non officiels. Pas une troupe n’a été assez stupide pour aller afficher dans ce lieu totalement déserté mis à part une heure dans la nuit du mercredi pour l’accueil de la déambulation… L’esplanade Michel Crespin qui devait devenir le « cours central » du Festival n’aura en rien servi les artistes, curieuse façon de rendre hommage !

Gestion participative du personnel.

Mi-aout, Pierre Mathonier rencontre le personnel impliqué : louanges, mercis, votre service est difficile, soyez prudents, évitez tout accident… petit bémol, un adjoint lui a rapporté que 80 % du personnel travaille à 100% (sous-entendu 20% pourrait en faire un peu plus). Les agents s’interrogent : et moi, ils me placent où ? Dans les 80% de bosseurs ou dans les 20 % de cinéastes qui filment leurs copains au boulot ?

Lendemain de cette rencontre. Les agents reçoivent des plannings décalés avec coupures. Ils apprennent que, contrairement à la coutume, les heures supplémentaires ne seront pas payées en septembre mais seront étalées sur quatre mois. Ils découvrent qu’ils devront prendre sur leurs congés le jour de repos réglementaire après sept jours de travail consécutifs. Stupeur. Débrayage. Réunion avec les grands chefs de l’administration municipale : sans résultats. Rencontre avec le Maire qui arrondit les angles sauf pour les plannings calés en fonction de la règlementation… pas nécessairement adaptée à la gestion d’un festival. Dans ce moment de tension initié par deux ou trois chefs trop zélés il gérait quoi l’adjoint chargé du personnel ? 

Pas de doute, bilans du festival passés, nous allons replonger dans la mornitude politicarde, potion anesthésiante « innocemment » administrée à la population 361 jours sur 365…

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Commentaires

06.05 | 06:43

Merci Bernard pour ces informations
Le vérité fait vivre la démocratie il serait vraiment dommage que Testu se taise nous comptons sur toi à bientôt 😀

...
02.05 | 10:27

Bravo Bernard pour ce que tu as fait. Il faut maintenant organiser la passation de Testu aux citoyens qui peuvent et veulent le faire vivre. Réunion ? Quand ?

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02.05 | 08:40

Et toujours et encore le "Decorum"!!
Cela n'a rien d'étonnant!!

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01.05 | 21:52

Ici c'est .... Testu ! Ici c'est Testu !!! Une bien belle tribune..
Merci Bernard souhaitons que le plus grand nombre de citoyens découvre leur pouvoir d'agir !

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